Home INTÉGRATION RÉGIONALE CEMAC–France : la stabilité économique comme cap, sans promesses tapageuses

CEMAC–France : la stabilité économique comme cap, sans promesses tapageuses

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Réunis le 17 mars 2026 à Paris, les ministres des Finances et de l’Économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), accompagnés des gouverneurs de banques centrales et de responsables d’institutions régionales, ont renforcé avec la France un dialogue économique placé sous le signe de la stabilité et de la continuité de la réunion d’avril 2025.

Au cœur des échanges, les réformes économiques jugées indispensables pour consolider la croissance, préserver les équilibres financiers et renforcer la résilience macroéconomique. Avec l’appui du Fonds monétaire international, les États membres se sont engagés à accélérer la revue des politiques communes, condition essentielle à la poursuite des programmes nationaux. Une manière de rappeler que la rigueur budgétaire n’est plus une option, mais une exigence durable.

Les discussions ont également insisté sur l’application effective des décisions du sommet extraordinaire de janvier 2026 à Brazzaville. Derrière les formules diplomatiques, un message clair : transformer les engagements en actions concrètes, sans laisser les calendriers s’étirer indéfiniment.

Sur le plan macroéconomique, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale, Yvon Sana Bangui, a plaidé pour une gestion plus stricte des finances publiques et un renforcement des réserves de change. La France a, de son côté, renouvelé son soutien à la sous-région, notamment dans ses échanges avec les partenaires techniques et financiers.

Au-delà des équilibres financiers, les participants ont mis en avant des réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires, stimuler l’investissement privé et accélérer l’intégration régionale. Le développement des infrastructures et l’assainissement du secteur bancaire ont été identifiés comme des leviers essentiels pour diversifier les économies de la zone.

Enfin, la mobilisation des financements publics et privés a été présentée comme un axe stratégique. Paris a indiqué que sa présidence du G7 en 2026 accordera une attention particulière aux partenariats avec les pays en développement. Prochaine étape en 2027, dans un pays de la CEMAC, pour poursuivre un dialogue qui, selon les deux parties, « avance sans bruit, mais avec méthode ».

JRMA

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