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Sort des réfugiés au Cameroun : face à une aide insuffisante, des besoins qui explosent

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Sale temps pour les réfugiés au Cameroun

Le Sort des communautés de réfugiés au Cameroun reste un sujet de préoccupation pour les acteurs impliqués dans l’action humanitaire.

Sale temps pour les réfugiés au Cameroun

Leur exil au Cameroun loin de leurs foyers et de leurs moyens de subsistance restent entravé par des conflits armés impliquant des groupes non étatiques. Une précarité extrême, un développement peinant et des risques climatiques. Quelques 407 968 personnes (principalement issues de RCA, du Nigeria, du Tchad et du Niger) sont concernées par ce descriptif auxquelles s’ajoute population de 19 082 demandeurs d’asile et de 1 004 257 déplacés internes, selon des données du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) de janvier 2026.
Le tableau de la situation fait état des crises persistantes dans un contexte où: «Les lacunes structurelles et les vulnérabilités durables amplifient l’impact de chaque nouveau choc. Les inondations et la sécheresse endommagent à plusieurs reprises les actifs, perturbent les moyens de subsistance et mettent à rude épreuve des services déjà limités. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, l’insécurité et les contraintes d’accès ajoutent une complexité supplémentaire. En 2025, les contraintes documentées dans les zones touchées comprenaient des restrictions de déplacement, des obstacles administratifs retardant les opérations et des incidents augmentant les risques pour les civils et les travailleurs humanitaires», énonce le Bureau de coordination.

La condition des communautés déplacées reste de ce fait dominée par le chômage, les vulnérabilités sanitaires ; des besoins en éducation, en nutrition, en abri, en protection et en eau. L’aide internationale ne suit pas toujours la montée de besoins au contraire, certains donateurs se retirent. Les humanitaires usent de mesure dans l’expression des fonds requis pour l’année 2026. Soit précisément 179 milliards 874  millions de FCFA en faveur de 2,9 millions de personnes (dont 19 millions en situation d’urgence), contre 215 milliards de FCFA sollicités un an plus tôt. Durant cette période, seul 20 % de l’enveloppe a été effectivement mobilisé, soit environ 43 milliards de FCFA selon les Nations unies. Résultat: la capacité des partenaires à mobiliser les fournitures vitales, à maintenir les effectifs à investir dans la logistique et la gestion des risques s’en trouve amenuisée. Pire encore, les restrictions budgétaires ont un impact direct et immédiat sur les conditions de vie des communautés déplacées. Ces dernières subissent depuis plusieurs années des rationnements dans un contexte d’incertitude généralisé.

Louise Nsana

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