En prospection dans les pays nordiques, le Préf – CEMAC et la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) sont allés du 15 au 20 février 2026 à la conquête de nouveaux partenaires financiers. À Copenhague comme à Oslo, la délégation a multiplié les séances de travail et consolidé des alliances stratégiques. Résultat : des engagements concrets en faveur des projets intégrateurs, des infrastructures énergétiques et du financement des PME locales. Une moisson diplomatique et financière qui ouvre des perspectives tangibles pour les économies et les populations de la sous-région.

Au cœur des échanges, une convergence claire avec des acteurs nordiques de premier plan (Norfund, Norad, AP Moller Capital, State of Green et EIFO) autour de l’urgence d’investir dans les énergies renouvelables et les infrastructures durables. La CEMAC a mis en avant son pipeline de projets transfrontaliers, présentés comme les piliers d’un espace communautaire plus intégré et compétitif.
Des signaux concrets ont émergé. Norad a exprimé son intention d’accompagner des chantiers majeurs, dont le projet hydroélectrique de Dimoli (200 MW), appelé à relier la République centrafricaine, le Cameroun et le République du Congo, ainsi que l’interconnexion électrique Cameroun–Gabon–Guinée équatoriale. Frontier Energy s’est intéressé au port sec d’Ebebiyin, dans la zone des trois frontières, tandis que State of Green s’est positionné sur le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. Ces projets, par leur portée régionale, visent à transformer la connectivité et l’offre énergétique.
Au-delà des grandes infrastructures, la mission ouvre un volet crucial : l’appui direct au secteur privé. L’accord de principe de Norfund pour des lignes de crédit en faveur des PME locales pourrait irriguer plus finement les économies nationales. Un groupe de travail mixte (Commission, BDEAC et PREF-CEMAC) a été activé pour traduire ces intentions en accords formels. Pour la CEMAC, cette offensive nordique constitue un signal fort : celui d’une intégration régionale désormais arrimée à des partenariats financiers diversifiés et orientés vers l’impact durable.
Bobo Ousmanou





