Il vient de changer de catégorie. De document administratif ordinaire, il s’invite désormais dans la gamme supérieure.

Son prix officiel passe de 110 000 à 155 000 francs CFA, soit une hausse de 45 000 francs, sans option bagage ni repas inclus. À ce tarif, le précieux sésame promet toujours des files d’attente, mais exige désormais un effort d’épargne digne d’un projet de voyage. Les autorités évoquent la modernisation et la sécurisation du document. Les usagers, eux, constatent surtout que le premier obstacle au départ n’est plus le visa, mais le guichet. Voyager commence donc par une formalité essentielle : trouver de l’argent avant la destination. En attendant, le passeport confirme une chose : avant d’ouvrir le monde, ce sésame commence par fermer un peu le portefeuille des candidats au départ. Une escale coûteuse, sans garantie de décollage immédiat. Le voyage débute à la caisse.





