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Cameroun:l’harmattan frappe fort, la santé publique sous pression

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Entre fortes chaleurs, poussières en suspension et vents secs, l’Observatoire national sur les changements climatiques alerte sur un risque accru de troubles respiratoires et de maladies infectieuses du 11 au 20 janvier 2026.

Les prévisions climatiques publiées par l’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc) pour la période du 11 au 20 janvier 2026 laissent présager un cocktail un peu piquant pour la santé publique au Cameroun. Dans son bulletin d’alertes, l’organisme annonce une combinaison de fortes chaleurs, de poussières en suspension, de vents secs et de conditions atmosphériques extrêmes dans plusieurs régions du pays. Une situation qui pourrait transformer quelques nez délicats en détecteurs automatiques de poussière et provoquer des rhumes, toux et autres frissons de l’harmattan.

« Situation »
Selon l’Onacc, les cas de toux et de rhume devraient être « répandus sur l’ensemble du territoire », avec une prédilection pour les zones rurales. La faute à un air chargé de particules fines, des températures élevées et des vents qui semblent avoir un abonnement permanent pour souffler partout. Les voies respiratoires ne seront pas les seules à ressentir la rudesse de la saison : la sécheresse pourrait faire des muqueuses de véritables terrains de désertification.

L’Observatoire insiste sur le fait que les enfants, les personnes âgées et celles souffrant déjà d’affections respiratoires devraient redoubler de prudence. Pour ces catégories, l’exposition prolongée à cet air sec et poussiéreux peut transformer un simple rhume en mini-drama médical… un peu comme si votre nez décidait de faire grève sans préavis.

Mais la poussière et le vent n’ont pas que des effets respiratoires. L’Onacc souligne aussi le risque d’une recrudescence de certaines maladies infectieuses. La chaleur et la sécheresse affaiblissent les défenses immunitaires, tandis que les vents sèment les microbes comme un enfant joyeux jette des confettis. Dans les zones rurales, où les structures sanitaires sont parfois éloignées, cette combinaison pourrait rendre la vigilance sanitaire indispensable.

« Ordonnance »
Pour éviter de transformer votre nez en aspirateur ou vos voies respiratoires en champ de bataille, l’Onacc recommande de limiter l’exposition à la poussière, de bien s’hydrater, de protéger les voies respiratoires et de consulter rapidement un médecin en cas de symptômes persistants. Les autorités sanitaires sont invitées à renforcer la sensibilisation et la surveillance épidémiologique durant cette période « à risque », afin que la population puisse respirer… un peu plus libre

Cette alerte rappelle, avec sérieux et un brin de dérision, que climat et santé publique sont intimement liés. Et que, parfois, un peu d’humour peut aider à digérer les vents secs et la poussière… mais pas les microbes.

Ongoung Zong Bella

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