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Industrie de l’habillement: les pressings détruisent les habits à Yaoundé

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Présentation des clichés de quelques personnes ayant connu des désagréments auprès de ces structures spécialisées dans l’entretien des habits.

Christian est un fonctionnaire dans un ministère de la place. Et comme l’exige le code vestimentaire dans ces milieux, il doit être bien mis. Il a pris l’habitude de laver ses vêtements au pressing. Mais ce matin du lundi 28 juillet 2025, il est en colère. Le costume qu’il a envoyé dans son pressing habituel est méconnaissable. La couleur a changé, il passe du noir au marron. La taille est considérablement réduite avec le côté gauche qui est plus haute que la droite, « une veste de 120 000 FCFA. Je l’ai porté trois fois et la première fois que je l’envoie au pressing elle revient gâtée. Je ne peux plus la porter », s’indigne-t-il. Pour ce fin connaisseur du tissu, « ces gens n’ont pas fait le nettoyage à sec.

Et c’est un apprenti qui a sûrement fait le boulot. Voilà qu’un costume flambant neuf est destiné à la poubelle », regrette le fonctionnaire. Il est obligé de mettre un autre costume pour se rendre à une conférence qui s’est déroulée dans un grand hôtel de la place. L’autre soucis majeur est qu’il ne sait pas comment avoir réparation du préjudice. Selon ses propos, le personnel lui demande de porter plainte. Ils ont fait leur travail comme cela se devait, estiment ces derniers. Il prend la résolution de ne plus laver ses habits dans ce pressing, « vous venez de perdre un gros client. Et je m’assurerai que les amis ne mettent plus aussi les pieds ici ».

Jacques Blaise Essama, entrepreneur homme d’affaires vivant dans la capitale politique du Cameroun, a substitué les pressings aux lavages manuel de ses vêtements il y a deux ans. En allant chercher son ensemble costume dans un pressing prestigieux, situé non loin de la poste centrale et de rendre à un rendez-vous très crucial, il sera pris au dépourvu. Son ensemble trois pièces a aussi méconnaissable.

Il présente les mêmes caractéristiques que ceux cités précédemment. Ne pouvant plus retourner à la maison, il est obligé d’acheter un costume bon marché à la poste centrale de Yaoundé, « heureusement que j’avais de l’argent sur moi. Sinon je devais rater la signature de ce gros contrat ». Quand je devais construire les appartements meublés d’un ministre du côté d’Ekoumdoum (Yaoundé 4). Il a dû abandonner cet ensemble. Aujourd’hui il préfère laver ses vêtements chez des particuliers, dans des sous quartiers.

Pour éviter les méfaits et les problèmes, Guillaume achète sa machine à laver. Il y a moins de 6 mois que son épouse livre une bagarre dans un pressing à Nkoabang. Alors qu’elle accompagne une amie déposer ses vêtements dans son pressing habituel, elles vont surprendre le personnel entrain de laver les habits de manière traditionnelle c’est à dire qu’ils sont à la main avec de l’eau. « la machine à laver n’est que le nom.

J’ai tabassé la gérante dans son bureau. Ils ont dit qu’ils allaient me porter plainte j’attends toujours. Elle m’a suppliée afin que je ne fasse pas de problème. Elle est même allée jusqu’à me proposer de l’argent j’ai refusé », relate Rosine, l’épouse de Guillaume. C’est Après cet incident, qu’elle oblige son mari à acheter une machine à laver.

André Gromyko Balla

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