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Corridor Douala-Ndjamena : les fruits tiennent la promesse des fleurs

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Douala-Ndjamena. le chemin de croix des camionneurs.

Les travaux de reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, axe principal du corridor dans le septentrion, démarrent en avril dans un contexte marqué par un repli du Tchad vis-à-vis du Cameroun.

Douala-Ndjamena. le chemin de croix des camionneurs.

La Banque africaine de développement (BAD) a concrétisé le 19 mars 2025 son appui au gouvernement du Cameroun pour la reconstruction de la route Ngaoundéré – Garoua, suivant la vision de son conseil d’administration du…. Cela passe par la signature d’une convention de prêt de 216,78 milliards de FCFA; à la charge de l’Etat de fournir une montant de 4,82 milliards de FCFA à titre de contrepartie sur les 221,6 milliards de FCFA requis pour le projet. A Yaoundé où s’est tenue la cérémonie y relative, l’on est engageant sur l’imminence des travaux. Soit avril. Il faudra donc, à en croire le discours émanant de Yaoundé, quelques semaines de patience aux populations de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord pour voir le chantier se mettre en place.


Le projet de reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua concerne un linéaire de 240,85 km sur le corridor Douala-Ndjamena. Lequel permet de relier le Grand sud du Cameroun à la partie septentrionale du pays via les axes Douala-Yaoundé-Bertoua Ngaoundéré ou Douala-Yaoundé-Batchenga-Ntui-Tibati-Ngaoundéré (en cours de construction). La dégradation de cette route et la proéminence d’autres entraves le long de cette transnationale a entrainé des effets négatifs sur les échanges avec le Tchad ; poussant ce pays à adopter l’option de la Guinée Equatoriale pour ses opérations d’import-export.

La raison : «A partir de Ngaoundéré, l’unique voie d’accès à Maroua et Ndjamena au Tchad, voire le Nigeria, reste la section routière Ngaoundéré-Garoua», explique le Minepat, Alamine Ousmane Mey. Seulement, la route amenagée dans les années 1990 est désormais vétuste ; générant des problèmes multidimensionnels pour les populations et l’économie nationale. « Les principales difficultés pour les populations c’est la mobilité. Voyez-vous 214 Km entre Ngaoundéré et Garoua, aujourd’hui les usagers font jusqu’à 10h de temps. Il y a quelques années, quand la route était bonne, on faisait 2h30. L’impact sera global car il y’a la connectivité avec le Tchad ; Il y a le transport de toutes les marchandises. Les ports sont à Douala et à Kribi or l’agriculture se fait dans le Nord aussi. Voyez-vous, le maïs vient du Nord, les oignons viennent du Nord, le mil le sorgho, le bétail. C’est une route qui est très importante », déclare le gouverneur de l’Adamaoua, Kildadi Taguieké Boukar. Toutes situations que le gouvernement camerounais entend changer. « Un tronçon Ngaoundéré-Garoua en meilleure condition va indubitablement accroitre le commerce transfrontalier en relevant significativement le trafic sur l’axe Garoua-Maroua-Kousseri-Ndjamena ou sur celui de Garoua-Magada-Yagoua-Bongor-Ndjamena » ; souligne le ministre Alamine Ousmane Mey.

Louise Nsana

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