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Gestion des forêts d’Afrique centrale : le mal-être de l’inclusion

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«Qu’on parle de gestion comme de politique, l’administration en charge des forêts reste le plus souvent la seule à prendre les décisions finales ».

Tel est le constat que dresse le Centre de recherche forestière internationale (Cifor) en ce qui concerne le transfert de pouvoir et de responsabilité de la gestion des espaces forestiers dans le Bassin du Congo ; mettant ainsi en exergue les lacunes au modèle de participation pourtant prônés depuis les années 1990 par de nombreux gouvernements, en faveur des communautés et communes locales. Les faiblesses persistantes autour du partenariat public-privé et les failles du droit des parties-prenantes sont citées en la matière. Précisément : « La communication de type émetteur-récepteur est privilégiée dans les opérations de sensibilisation. Celles-ci ont pour but de susciter l’adhésion des communautés locales aux nouvelles règles […] La cogestion est la forme de participation qui a été privilégiée. Cependant, les institutions de cogestion ont été rarement façonnées sur la base de négociations et de compromis ; au contraire, elles sont redevables d’une offre d’innovation institutionnelle. En dépit de la reconnaissance des droits d’usage communautaires, les choix décisionnels relèvent encore plus de la logique des « prescriptions d’aménagement » que des accords négociés», énonce le centre dans sa publication dénommée Gestion inclusive des forêts d’Afrique centrale: passer de la participation au partage des pouvoirs.

Louise Nsana

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