Yaoundé : malaise en majesté dans la rue

Après l’élimination des Lions à la CAN ivoirienne, la capitale camerounaise renoue avec ses vieux démons. La discipline observée dans les carrefours et points de grande affluences au début de la compétition est vite passé aux oubliettes. 

 

 

Sur les réseaux sociaux il n’est pas rare de lire qu’« éliminé, le Cameroun renoue avec son train-train quotidien ». A Yaoundé, si l’élimination des Lions indomptables est considérée à la fois comme l’instrument et comme l’effet de la démodulation de l’ambiance générale de la CAN, celle qui se lit dans les rues en fournit la plus pure expression. C’est que, parmi les nombreuses personnes qui se sont piquées de suivre le tournoi à partir du Cameroun, il y en a qui, directement ou non, sont devenues des acteurs centraux du désordre urbain. « On dirait qu’après l’élimination de l’équipe camerounaise de la CAN, des comportements d’incivisme sont devenus les principaux marqueurs de l’espace urbain dans la capitale. Je ne dirigeais pas la circulation, les choses se régulais seules. Aujourd’hui, les Camerounais ont recommencé avec le désordre comme mode de vie », constate une policière.

In fine, anarchie, insécurité et incivisme sont redevenus des lieux communs dans la ville. A l’aune des problèmes qu’ils génèrent, c’est toute la dynamique urbaine qui est affectée. Dressé à l’échelle de quelques grands carrefours (Mvog-Atangana Mballa et Mvog-Mbi notamment) par des services de police, le constat rend compte les incohérences des interactions entre les acteurs. Sur le terrain ce 5 février 2024, il est très difficile d’en parler sans dire d’âneries, parce que, quand on essaie de les saisir, chaque usager semble porteur d’une vérité plus cachée, plus inattendue et plus retorse que toute autre. « Seigneur, pourquoi les Lions sont vite sortis de la compétition ? Ils étaient un peu disciplinés quand les lions étaient encore en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, les vraies habitudes ont repris le dessus ; « je me suis pourtant félicité de la discipline ici régnait ici quand les Lions indomptables jouaient », regrette un usager. Plus précisément, à Yaoundé, la CAN avait commencé par être chantée. La sortie des Lions indomptables du tournoi a refait le lit à l’injure, aux accidents sur la voie publique.

André Gromyko Balla

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