Terrorisme : Encore du feu et du fer à Dabanga

La base du Bataillon d’intervention rapide (Bir) a été attaquée dans la nuit du 27 au 28 mars 2021 par des éléments de Boko Haram.

 

Des tirs à l’arme lourde ont secoué la base du Bir de Dabanga située sur l’axe routier Waza et Kousseri. L’attaque perpétrée par des éléments de la secte Boko Haram a fait deux morts dans les rangs des forces camerounaises et six autres parmi les assaillants djihadistes, a-t-on appris de sources sécuritaires locales. Celles-ci indiquent que trois civils ont aussi trouvé la mort, des camions de marchandises et des boutiques ont également été incendiés. Les assaillants sont aussi allés à la brigade où ils ont endommagé un véhicule de la gendarmerie. Toujours selon des sources sécuritaires locales, un périmètre important du département du Logone-et-Chari (Extrême-Nord) a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile. À croire le récit de la CRTV au cours du journal de 13 heures du 28 mars 2021, «des assaillants dans leur fuite, ont abandonné des véhicules avec leurs munitions et une moto».

D’après des témoins, c’est à la tombée de la nuit, que les populations ont aperçu des hommes lourdement armés à bord des voitures et des motos, parcourir la zone populaire et très fréquentée de la mosquée centrale de la ville. Avec du recul, un haut-gradé de l’armée camerounaise estime que le mode opératoire utilisé ressemble aux scénarios vécus le 15 octobre 2014 à Fotokol (ville frontalière au Nigeria, nichée dans le département du Mayo-Sava. «Ce jour-là, aux environs de 16 heures, ils se sont infiltrés au sein de la population et ont mené une attaque simultanée sur le poste de Limani pour empêcher l’arrivée de renforts. C’est presque le même schéma qu’ils ont utilisé», éclaire le militaire.

L’on se souvient que le 19 février 2013, le touriste français Moulin-Fournier et sa famille avaient été enlevés par des membres de Boko Haram à Dabanga. Ils avaient été libérés après plusieurs jours de captivité. L’on se souvient également que le 16 mai 2014, toujours à Dabanga, dix Chinois ouvriers de l’entreprise Sinhydro (impliquée dans les travaux de la route Waza-Dabanga) avaient été enlevés par Boko Haram.

Jean-René Meva’a Amougou

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