Jean Yves Arriat : «On a constaté un fort déficit de compréhension entre ce que le banquier attend de la PME et ce que la PME attend»

En qualité de représentant du chef d’équipe du cabinet Sofreco adjudicataire du Dispositif d’appui à la compétitivité du Cameroun (DACC) l’expert en normalisation et efficacité énergétique présente les retombées de ce dispositif dont la stratégie a été validée le 4 juin 2020, sur l’amélioration des rapports entre  les entreprises et les banques camerounaises.

Jean Yves Arriat, expert n°3 en normalisation et efficacité énergétique 

L’accès au financement est un problème fondamental pour les entreprises camerounaises. D’après vous, où se situe le problème ? comment envisagez-vous de résorber cela ?

Cette question est fondamentale et très importante. Mais il n’y a pas que le financement. Au-delà de l’accès au cash, nous avons identifié deux problèmes : Souvent, je ne dis pas toujours, quand elles font une demande de financement auprès des banques, leur dossier n’est pas suffisamment bancable. Ça c’est le premier défaut. Le deuxième défaut est lié au fait que souvent, les banques ne sont pas suffisamment au fait du métier de l’entreprise de la problématique de l’entreprise. Par conséquent, on a constaté un fort déficit de compréhension entre ce que le banquier attend de la PME et ce que la PME attend de son banquier. Le DACC va donc travailler ces deux axes-là. Un premier appui auprès des entreprises pour les aider dans la constitution des dossiers de sorte de leur permettre de présenter des dossiers facilement bancables.

Le DACC est un instrument qui va également aider les entreprises à constituer des dossiers leur facilitant l’obtention des appuis financiers. Dans ce processus vous n’avez pas évoqué les banques. Quelle est leur place dans cette affaire ?

Les banques ont aussi une place dans ce dispositif. Grâce au mécanisme de financement mis en place par la Banque européenne d’investissement (BEI) qui a déversé 15 milliards de francs dans les structures bancaires camerounaises. Nous allons, avec leur concourt, apporter un meilleur appui aux banques sur une meilleure compréhension, sur les attentes, des PME. De cette façon, lorsqu’un dossier bancable sera remis à une banque, il y aura un suivi du couple banquier/PME pour que l’un comprenne mieux l’autre. Que le banquier accorde plus de facilités à l’entreprise et que l’entreprise rembourse au mieux l’argent au banquier. C’est ce cercle vertueux qui se mettra en œuvre en travaillant sur les deux axes.

Propos recueillis par Joseph Julien Ondoua Owona, stagiaire

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