Information économique : Repenser les logiques de production et de diffusion

C’est l’objectif que se fixe l’association 2MC, organisatrice d’un séminaire de deux jours sur «Le traitement de l’information économique dans un contexte de crises : contraintes et défis pour les journalistes».

Régulièrement, on peut lire des écrits ou suivre des papiers nous détaillant l’actualité économique. Pour le lecteur, le téléspectateur ou l’auditeur, le tout est de la consommer. Par contre, pour le journaliste ; la problématique de la dissémination de l’information économique (comme toute autre d’ailleurs) est cruciale. Selon des experts, elle l’est davantage dans un contexte empoisonné par les crises. Du 10 au 12 décembre 2020 à Yaoundé, la 2e édition des Journées Citoyennes de la presse a choisi de revisiter le cycle de production et de diffusion de l’information économique dans la presse camerounaise.

États des lieux
Par une mise en contexte qui aborde des acteurs (les journalistes notamment), l’Association Médias, Médiations et citoyenneté (2MC) a relevé que ceux-ci peinent à faire leur travail paisiblement sur le terrain. Conséquence immédiate, ils se contentent des informations biaisées des réseaux sociaux, ou des canaux susceptibles de favoriser la manipulation et la dénaturation des statistiques. Et Valentin Siméon Zinga, le président de 2MC, d’observer : «l’information économique pâtit d’une manière particulière des crises qui sont les nôtres.

Prenez la crise du Boko Haram, et si vous vous interrogez sur la capacité des journalistes à faire du terrain, vous allez trouver des réponses sur l’état des lieux. L’on peut transposer le même schéma sur la crise du Noso». La suite se décline en questionnements : «le journaliste demeure le relais passif des éléments de langage, des stratégies de positionnement et des manipulations ou est ce qu’il dispose d’alternatives pour faire face à ces menaces?».

Pour barrer la voie aux manquements, Babissakana (l’ingénieur financier, CEO du cabinet Prescriptor) propose aux journalistes de «satisfaire la demande, de bien informer les citoyens. D’où la qualité de l’information, sa fiabilité et sa crédibilité, car la signature du journaliste est en jeu, ainsi que celle de l’entreprise qui l’emploie».

Olivier Mbessité (Stagiaire)

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