E-commerce en Afrique centrale : défis et opportunité pour la Zlecaf

«l’Afrique en général et l’Afrique centrale en particulier ne peuvent pas se permettre de manquer le rendez-vous de la 4ème révolution industrielle, celle du numérique».

Le quartier général de la Zlecaf affiche fière allure à Accra

C’est l’une des principales conclusions du webinaire organisé le 11 décembre dernier par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Pour l’institution onusienne, les experts du Centre du commerce international (ICT) et pour quelques opérateurs du secteur de l’économie numérique au sein de la CEEAC et d’ailleurs, il était question au cours de la rencontre de plus de deux heures, d’échanger sur le thème : «Maximiser le commerce intra-africain dans le contexte de la Zlecaf : le rôle du commerce électronique et du secteur privé». Cela s’est fait à travers plusieurs sous-thématiques parmi lesquelles : «e-commerce et commerce des services», «contraintes et opportunités du commerce électronique»…

Selon les données présentées par Malick Mamadou Bal et Guiseppe Daronco, tous deux de la CEA, l’Afrique représente seulement «2% du marché mondial du commerce en ligne dominé par les États-Unis et la Chine, et 600 millions de smartphones en 2020. Mais dans le même temps, le continent enregistre une croissance annuelle du nombre d’utilisateurs d’Internet de l’ordre de 460%, ce qui représente un potentiel financier d’ici 5 à 10 ans entre 50 et 75 milliards de dollards». Même si elle reste l’une des Communautés économiques régionales les moins avancées en la matière, la CEEAC est consciente de l’opportunité que représente le e-commerce et a d’ailleurs déjà reconnu son «potentiel pour stimuler les développements sociaux économiques», ont rappelé des experts et opérateurs.

Toutefois, plusieurs défis restent à relever pour transformer l’essai. Et au rang de ceux identifiés, il y a la nécessité «d’accroître la connectivité, de développer les paiements numériques, l’investissement dans les services de e-commerce et les start-ups, d’adopter une réglementation complète, d’améliorer le climat des affaires et la logistique», ont fait valoir les participants. Au final, il faudra au niveau de la CEEAC élaborer un plan régional, ce qui implique la définition d’une stratégie de nature à rassurer les États face à la baisse à court terme des recettes, à mettre ensemble les acteurs et à mettre l’accent sur les chaines de valeur.

Théodore Ayissi Ayissi

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