Cameroun : journalisme, les encarts statistiques en une PICHNET

À l’initiative de cette ONG, les personnels des médias ont été formés à la prise en main des données statistiques.

Des participants à la formation sur les encarts statistiques.

C’est le campus de l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD), à Ngoa-Ekelle qui a servi de cadre à une formation des journalistes du Cameroun sur les encarts statistiques. La formation centrée sur la production des encarts statistiques a été organisée par l’ONG PICHNET, qui mène régulièrement des ateliers de développement des capacités, notamment dans le secteur de l’éducation.

Et du 22 au 23 février 2019 à Yaoundé, les journalistes camerounais ont appris à manipuler les données statistiques. « La personne qui parle de data journalisme aujourd’hui est perçu comme un Martien. Or, c’est une forme de journalisme que nous devons intégrer », a déclaré d’emblée Laurent Charles Boyomo Assala, directeur de l’École Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC).

Au total, 25 journalistes du Cameroun et d’Afrique centrale sont désormais outillés dans l’usage des données statistiques. Ces derniers savent désormais faire une différence entre les types de données. Notamment celles qui sont « nominales, transversales et longitudinales ».

Sur internet, ces hommes et femmes des médias sont désormais capables de savoir où aller prendre les données statistiques fiables et éviter les pièges. Notamment sur les sites institutionnels nationaux et internationaux (Banque mondiale, FMI, ONU, INS).

Et pour Ngam à Kibeng, formateur à PICHNET, « les journalistes ne doivent plus être surpris lorsqu’on parle de statistiques ou encart statistiques ».

Pour sa part, le promoteur de l’ONG PICHNET Parfait Eloundou Enyégue indique qu’il est judicieux d’accorder de l’importance aux statistiques parce qu’elles nous donnent des instruments qui nous permettent de mieux nous orienter. « Le rang est positif parce qu’il nous permet de voir celui qui nous dépasse ou celui que nous dépassons. On a par exemple le classement ‘Doing business’ », a-t-il renchéri pour montrer que les statistiques parlent.

Évaluation

Au cours de l’atelier, les journalistes ont passé des textes à travers des exercices pratiques afin d’évaluer le degré de compréhension de ces derniers. « Avant, je ne voulais pas entendre parler de statistiques qui pour moi sont des mathématiques. Aujourd’hui, je n’ai plus peur c’est désormais un jeu d’enfant pour moi » assure une journaliste participant à cette formation. À la fin de la formation, ces derniers ont reçu des parchemins et ont désormais des outils qui leur permettent de mieux comprendre et analyser les données statistiques.

ANDRE BALLA 

 

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