Cameroun : faire prévaloir la loi du domicile

A quelques jours du démarrage de la compétition, les Lions A’ enchainent des contreperformances, mais auront à cœur de rugir plus fort devant leur public.

Les Lions A’ ont une obligation de résultat. Même s’ils n’inspirent pas encore la terreur sur la scène continentale comme leurs aînés de l’équipe fanion, les joueurs locaux camerounais doivent au moins pouvoir imposer la loi du domicile. Et ce ne sont pas les atouts endogènes qui manquent. Et pour leur 4ème participation à cette compétition, les lions A’ peuvent déjà compter sur l’expérience et le doigté du coach Ndtoungou Mpilé appelé en sapeur-pompier pour remplacer au pied levé Yves clément Arroga. Ensuite, avec la convocation de joueurs expérimentés tels que Yannick Ndjeng, mais surtout Jacques Daogari Zoua, champion d’Afrique 2017 avec les Lions indomptables, le sélectionneur a su injecter des individualités dans un collectif encore en rodage et qui nécessitait des réajustements. Mais la Bande à Zoua devra également faire avec le peuple camerounais dont le soutien inconditionnel saura le moment venu, porter l’équipe jusqu’à la plus haute marche du podium. Ce sera une première.

Zimbabwe : diminué mais pas résigné

Affectés par la détection des cas de Covid-19 au sein de l’équipe, les Warriors n’ont cependant pas encore renoncé à remporter enfin leur premier sacre.

Les Warriors (Guerriers) ne seront peut-être pas à cent pour cent de leur forme et de leur potentiel au cours du CHAN 2021. Alors qu’ils préparaient la compétition sous la houlette du coach croate, Zdravko Logarusic, neuf d’entre eux ont été testés positifs au coronavirus. Cette découverte a évidemment affecté le collectif et appelé des ajustements dans leur programme de préparation. Pour autant, les Warriors n’ont pas encore déposé les armes et entendent bien s’en servir dès le match d’ouverture le 16 janvier prochain. Ce sera contre le pays organisateur. Avec bientôt cinq participations au compteur, le Zimbabwe est l’une des équipes les plus capéés et est à ce titre à prendre au sérieux. Les armes enrayées des Warriors pourraient bien faire mouche et permettre ainsi à cette sélection de remporter pour la première fois la compétition. Jusqu’ici, les Warriors n’ont pas encore pu faire mieux que leur 4ème place en 2014 en Afrique du Sud.

Mali : Plus loin que la finale

Après leur parcours mémorable en 2016 au Rwanda, les Aigles A’ espère bien être intronisés au cours de cette 6ème édition au Cameroun.

Depuis la finale disputée et perdue en 2016 contre la République démocratique du Congo (RDC), les Aigles A’ du Mali ne rêvent plus que de couronne et de royauté. Seulement, plusieurs autres prétendants au trône se dressent sur leur chemin, parmi lesquels les rois de la forêt, les Lions A’ qui évoluent, en plus, en territoire conquis. Mais de sa position de coach, Nouhoum Diané entend capitaliser l’expérience accumulée au cours des trois précédentes participations du Mali à cette compétition. C’est sans doute aussi la raison pour laquelle il a fait le choix de mettre les ailes des Aigles hors de portée de leurs adversaires, en préférant par exemple un regroupement au Niger, en lieu et place d’une acclimatation au Cameroun.

Burkina Faso : le pari de l’acclimatation

Les Étalons font partie des équipes qui dès le début de l’année ont déposé leurs valises au Cameroun dans le but bien compris de prendre le meilleur sur tous les adversaires.

L’équipe A’ du Burkina s’est envolée pour le Cameroun depuis le 3 janvier dernier. En opérant ce déplacement précoce pour le pays organisateur, l’entraineur Seydou Zerbo dit Krol et ses poulains misent en réalité sur le pouvoir de l’acclimatation. Le moment venu, les Étalons auront tellement pris la couleur locale que leurs premiers adversaires logés dans la poule A ne les verront pas venir. Cela dit, ce n’est pas le seul atout de cette équipe qui en est déjà à sa 3ème participation au CHAN. En effet, à la différence de la plupart de ses concurrents, le championnat burkinabé s’est joué, au moins jusqu’à la phase aller. Autrement dit, les Lions A’, les Warriors et les Aigles auront en face d’eux des Etalons avec un certain nombre de matchs dans les jambes. Mieux encore, le coach Seydou Zerbo à veiller à intégrer dans son équipe le meilleur artificier du championnat, en la personne Mohamed Lamine Ouattara de l’AS Sonabel dont il faudra se méfier.

 

Poule B

République démocratique du Congo : le grand favori du CHAN

Déjà deux fois champion d’Afrique en 2009 et en 2016, les Léopards ont ouvert la chasse au 3ème sacre continental qui leur tend les bras.

La République démocratique du Congo est sans doute le grand favori de la 6ème édition du CHAN. En plus de totaliser déjà cinq participations, celle de 2021 comprise, la sélection congolaise est aussi, à date, la plus titrée, soit deux titres continentaux déjà décrochés en 2009 et en 2016. Autant dire que les Léopards A’qui se sont mis en chasse connaissent le goût de la victoire et ne feront, de ce fait, pas de quartiers au cours de la compétition. Pour faire prévaloir leur expérience de la compétition et leur statut de favori, les fauves de RDC comptent dans leurs rangs des joueurs de l’As Vita Club ou encore du Tout-puissant Mazembé. Mais leur principale force réside dans le grand retour parmi eux de Florent Ibenge, l’expérimenté coach qui a conduit les Léopards au sacre lors de la 4ème édition du CHAN au Rwanda.

Libye : repêchée pour le meilleur et pour le titre

Les Chevaliers de la Méditerranée comptent bien saisir la chance qui leur est offerte pour obtenir une deuxième consécration continentale.

Les Chevaliers de la Méditerranée doivent leur 4ème participation au CHAN au désistement de la Tunisie et à l’application du règlement de la compétition. Mais l’équipe A’ de Libye a un passé glorieux à faire valoir dans ce tournoi et espère bien rééditer l’exploit de 2014 en Afrique du Sud. Cette année-là, en effet, les Libyens avaient sorti leurs sabres et pris le meilleur sur les Black stars du Ghana. C’était alors sous la direction du coach espagnol Javier Clemente. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Et pour cette 6ème édition de la compétition, la Fédération libyenne a fait appel à un staff technique serbe avec qui un stage de préparation a été programmé, en Egypte notamment. Dès le 17 janvier, les Chevaliers de la Méditerrané croiseront le fer avec les Menas du Niger sur une bonne dynamique.

Congo : Franchir un nouveau pallier

L’entrée en compétition le 17 janvier prochain des Diables rouges pourrait bien être le match de référence qui donnera un peu plus de folie à leurs ambitions.

Jusqu’ici, les Diables rouges du Congo n’ont pas encore marqué les esprits. Lors de leurs deux premières tentatives en 2014 en Afrique du Sud et en 2018 au Maroc, les Congolais ont été éliminés respectivement à la phase de poule et en quarts de finale. Tout de même, on note une progression dans leur participation au CHAN. Pour cette 6ème édition, il sera alors simplement question de franchir un nouveau cap, sans toutefois s’interdire la folie des grandeurs. Mais pour y parvenir, les poulains de Barthélémy Ngatsono devront d’abord trouver le moyen de se défaire de leur bête noire, la Libye, qu’ils rencontreront d’ailleurs lors de leur 3ème sortie, le 25 janvier prochain. Ce qui est certain, les Diables rouges prennent cette compétition très au sérieux, puisqu’ils sont en rodage et ont même effectué un stage à Kigali au Rwanda.

Niger : bousculer la hiérarchie continentale

Les Menas sont à Yaoundé depuis le 29 décembre dernier dans le cadre du mini-tournoi préparatoire au CHAN et se sont rassurés sur leur potentiel.

Se payer le scalp du pays organisateur du CHAN même en amical ce n’est pas donné. C’est pourtant ce que les Menas du Niger ont fait le 4 janvier dernier à Yaoundé en battant les Lions A’ 2-1. C’était au cours du mini-tournoi, baptisé dans un premier temps par la Fédération camerounaise de football «Tournoi de la solidarité». Un tournoi au cours duquel la sélection nigérienne a également obtenu un nul, 3-3, contre les Chipolopolos de Zambie. Ainsi, sur les plans technique, tactique, offensif et défensif, l’équipe A’ du Niger s’est rassurée et espère d’ailleurs faire encore mieux dès le 17 janvier prochain contre la Libye déjà détentrice d’un trophée. Il est vrai qu’en la matière, le Niger n’a qu’un quart de finale en 2011 au Soudan à faire valoir. Mais les poulains de Harouna Doula sont précisément à Yaoundé pour bousculer la hiérarchie et renverser la table.

Théodore Ayissi Ayissi

 

   

GROUPE C

 Maroc : les Lions de l’Atlas en quête d’un doublé

Vainqueur de l’édition 2018, l’équipe locale du Royaume chérifien est prête à conserver son titre par tous les moyens au soir du 7 février prochain. 

C’est le nouveau défi que l’équipe locale du Maroc doit relever. Avec dans ses rangs des joueurs issus de deux grandes équipes au niveau local et continental, à savoir Rajas de Casablanca et Fus de Rabat, le Maroc se dit paré à remporter un second titre. Les Lions de l’Atlas sont logés dans le groupe C et partent favoris. Au vu des performances des clubs locaux en Champions League africaine, le Maroc a toujours été bien classé. C’est donc une redoutable équipe qui a dans ses rangs des valeurs sures. C’est le cas du gardien Anas Zniti, qui n’a encaissé que 2 buts en 6 matchs, ou encore de Ayoub El Kaabi, sacré meilleur joueur et meilleur buteur de l’édition précédente du CHAN jouée en 2018 au Maroc.

Togo : partir de rien pour quelque chose

Pour sa première participation au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), l’équipe amateur des Eperviers ne compte pas être un simple figurant.

C’est la première fois que les Éperviers du Togo participent au Championnat d’Afrique des Nations. Cela, douze ans après sa création. Pour cette 6ème édition qui aura lieu au Cameroun du 16 janvier au 7 février prochain, l’équipe togolaise va évoluer dans le groupe C. Mais la route de la qualification a été longue et sinueuse. Malgré un brillant parcours, les Épervier du Togo ont été confrontés à de nombreux problèmes parmi lesquels le décès du buteur Kossi Edem Koudagba et le Mercato des défenseurs centraux Klousseh Agbozo et Amah Tchouchoui qui se sont engagés respectivement avec l’Olympique de Beja en Tunisie et avec le FC Nouadhibou en Mauritanie. Qu’à cela ne tienne, leurs adversaires ne doivent surtout pas les sous-estimer.  Les Éperviers donneront tout ce qu’ils ont pour inscrire leur nom en lettres d’or dans les annales de la compétition.

 Ouganda : relever le défi d’une consécration continentale

La participation des Cranes au PRE-CHAN à Yaoundé a permis de nourrir l’ambition légitime de finir sur le toit du football local continental.

L’équipe A’ de l’Ouganda a pris part du 1er au 7 janvier dernier à Yaoundé, au mini-tournoi préparatoire au CHAN 2021. Arrivé en anonymes dans la capitale camerounaise, les Cranes ont pourtant fait sensation et se sont fait un nom. Les joueurs ougandais ont notamment obtenu un nul, 1-1, face au Lions A’, et une victoire écrasante, 3-0, contre le Niger. De bons résultats, en somme, qui leur permettront d’envisager la compétition avec plus de sérénité, et même, de revoir leurs ambitions à la hausse. Pour leur 5ème participation, il est plus que temps, en effet, d’exister, de décrocher un podium et pourquoi pas de remporter la compétition. C’est en tout cas ce à quoi s’attèleront les Cranes dès la phase de poule qu’ils disputeront à partir du 22 janvier prochain.

Le Rwanda : la maturité au service de la victoire

Le pays hôte de l’édition 2016 du CHAN entend capitaliser son expérience et faire de sa 5ème participation à cette compétition un grand moment de l’histoire du football continental.

Les Guêpes (Amavubi) du Rwanda sont désormais arrivées à maturité. Après quatre participation sans résultats probants aux précédentes éditions du CHAN, il n’est plus question pour elles de jouer les figurants sur la scène continentale. Rien de mieux alors pour matérialiser leur ambition que de miser sur une excellente préparation. Le mini-tournoi que le Rwanda organise depuis le 7 janvier et qui prend fin ce lundi 11 janvier a été conçu par la Fédération rwandaise de football à cet effet. Mais pour la sélection A’ du Rwanda, les choses sérieuses vont véritablement commencer le 22 janvier prochain, lorsque les Guêpes feront leur première sortie contre les Cranes ougandais. Ce sera alors le moment d’afficher clairement leur ambition

 

 Groupe D

Zambie : un prétendant sérieux au sacre final

Les récentes performances des Chipolopolos au cours du PRE-CHAN à Yaoundé renseignent à suffire sur le statut de favori de cette équipe.

Au vu de leur expérience et de leurs dernières performances, les Chipolopolos de Zambie devraient pouvoir facilement sortir de la poule D dans laquelle ils sont logés. A Yaoundé où ils ont pris part au PRE-CHAN du 1er au 7 janvier dernier, les poulains du Serbe Micho Sredojevic ont défait le pays organisateur et marqué à trois reprises contre le Niger. Tout ce qu’il faut, en tout cas, pour confirmer leur statut de favori et de prétendant sérieux au sacre final. Surtout que pour leur 4ème participation au CHAN, les joueurs locaux zambiens peuvent compter sur le très prolifique attaquant, Emmanuel Chabula, auteur du doublé qui les a qualifiés. C’était contre l’Eswatini. Avec ce buteur né, parmi d’autres atouts, les Chipolopolos peuvent légitimement espérer faire mieux que leur 3ème place en 2009 en Côte d’ivoire.

Tanzanie : entre les mains de son Messie

Les Taifa stars s’en remettent à la bonne étoile de leur sélectionneur, Etienne Ndayiragije, pour opérer le miracle de la victoire finale en terre camerounaise.

Les Taifa stars ou Kilimanjaro stars vont bientôt prendre leurs quartiers à Limbé. Pour leur 2ème participation au CHAN, les Tanzaniens arrivent au Cameroun le cœur débordant de foi. Et cela, ils le doivent à Etienne Ndayiragije, un véritable faiseur de miracles. Pour avoir réussi l’exploit de les qualifier pour la 6ème édition de la compétition, le coach burundais recruté pas la Fédération tanzanienne de football a, en effet, cessé d’être aux yeux de ses poulains un simple mortel. A ce titre, il est désormais attendu de lui qu’il réalise l’impossible et notamment, qu’il permette au Taifa stars de marcher sur les eaux du CHAN et de se frayer un chemin jusqu’à la victoire final au soir du 7 février prochain. A défaut cependant d’une ascension du « Char des dieux », Etienne Ndayiragije pourrait simplement y parvenir en séparant en deux la mer d’obstacles qui se dressera devant ses joueurs.

Namibie : les quarts de finale au minimum

Les Brave Warriors sortent d’une dernière édition de la compétition au cours de laquelle ils ont pliés l’échine face au pays organisateur.

Ce n’est certes que leur 2ème participation. Mais les Brave Warriors rêvent déjà d’une couronne continentale à la hauteur de leur courage. Ils ont été battus en 2018 par le Maroc au stade des quarts de finale et c’est la principale raison pour laquelle leur premier objectif est de parvenir à nouveau à ce niveau de la compétition. Et jusqu’au 7 janvier dernier, les Namibiens, sous la direction de Bobby Samaria, ont mis du cœur à renforcer leur physique. C’est seulement ces derniers jours, par contre, qu’ils sont montés en puissance. Puisque depuis ce 7 janvier, les Brave Warriors prennent part à Kigali à un mini-tournoi aux côtés des sélections A’ du Rwanda et du Congo. L’objectif est de faire les derniers réglages avant de faire le déplacement du Cameroun.

Guinée : c’est les jambes qui manquent le plus

Le Sily local a peiné à déployer son programme d’entrainement pour sa 3ème participation au CHAN.

Rien n’est encore perdu. Mais la sélection locale de Guinée a eu toutes les difficultés du monde pour préparer idéalement le CHAN 2021. Un programme avait pourtant été établi. Seulement, il n’a pas pu être appliqué à la lettre pour des raisons d’acclimatation et faute de moyens. C’est ainsi que les déplacements à Dubaï, puis au Gabon ont été annulés. Il a alors fallu se rabattre sur des matchs amicaux avec le Togo et le Maroc, entre le 4 et ce 11 janvier. Mais là aussi, ce que le coach Kanfory Lappé Bangoura craignait s’est vérifié. Le Sily local a perdu, 2-1, le 8 janvier dernier contre les Lions d’Atlas A’. Ils joueront leur dernier match préparatoire ce lundi avant de s’envoler mercredi pour le Cameroun. Leur 3ème participation se fera, toutefois, sans un pilier défensif. Etant donné que Ibrahima Aminata Coudé a eu une entorse du genou et qu’il sera de ce fait indisponible pendant trois semaines.

Diane Kenfack

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