Virginie Simone Ngah : «Une saveur particulière pour la CAN à Biyem Assi»

Dans un entretien exclusif, le deuxième adjoint au maire de la commune de Yaoundé 6ème parle de l’enjeu de la création d’une fan zone dans cette municipalité. Elle revient sur les objectifs de valorisation du Made in Cameroon et de promotion de la citoyenneté. L’adjoint au maire jette par ailleurs un regard sur l’organisation de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations par notre pays.

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D’où sont venues l’idée et l’initiative de créer une fan zone?
L’initiative est gouvernementale. C’est le gouvernement camerounais à travers le Cocan qui est propriétaire d’un tel projet. La mairie de Yaoundé VI a juste eu la chance d’être sélectionnée pour accueillir une fan zone sur son site.

Pouvez-vous présenter le concept de la fan zone?
Il s’agit de permettre aux Camerounais de vivre le grand rendez-vous du football au sein de notre esplanade, au travers d’un écran géant, tout en profitant de la diversité culturelle et gastronomique de notre terroir. Il est évident que les stades ne peuvent pas contenir tous les supporters, cela est impossible. C’est la raison pour laquelle nous avons pensé à une fan zone pour permettre à ceux qui ne peuvent pas se déployer dans les stades de partager les mêmes sensations en direct.

Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés?
L’objectif principal repose sur la visibilité de notre arrondissement par rapport aux délégations étrangères qui ont foulé le sol de notre pays. C’est l’occasion pour elles de découvrir le savoir-faire camerounais, les œuvres de nos artisans et d’apprécier nos saveurs gastronomiques. Bref, il faut qu’à leur retour, ces étrangers ne gardent que de bons souvenirs du Cameroun et de quoi raconter à leurs compatriotes. Nous pensons aussi de ce fait redorer l’image de notre pays, longtemps compromise sur les réseaux sociaux. C’est une invite à partager ensemble autour d’une table ce qui nous lie et de laisser parler la nature camerounaise qui, pour ma part, dispose de larges potentialités et une grande terre d’accueil.

Nous remarquons que les entreprises locales sont mises en avant. Est-ce un message pour la promotion du Made in Cameroon?
Bien sûr. Nous devons faire la promotion du Made in Cameroon. L’origine de cette initiative vient de là. Et de ce fait, nous avons encouragé les entreprises camerounaises à prester sur leurs savoir-faire et à occuper les stands. Nous avons constaté qu’il existe des Camerounais qui ne connaissent pas le Made in Cameroon et qui n’en consomment pas. La valorisation de la production locale permet tout d’abord d’informer les nationaux de l’existence d’un tel concept et de consommer local; ensuite de montrer à nos frères d’ailleurs notre capacité, qu’elle soit agricole, artisanale, industrielle ou même intellectuelle.

Comment vous appréciez la CAN 2021 qui se tient en ce moment en terre camerounaise?
Mon avis sur cette question ne peut être que positif. Le Cameroun a toujours fait parler de lui en raison de son inconditionnelle valeur d’hospitalité. Au regard des coups qu’il a encaissés pour accueillir cette belle fête sportive, et en ce moment, on est passé des paroles aux actes. Dans ma posture de citoyenne, je suis heureuse et je souhaite que tout se déroule bien. Et au meilleur, que la coupe reste au Cameroun. Bref que cette CAN reste sucrée jusqu’à la fin.

Quelle appréciation faites-vous de l’intégration des peuples et des communautés étrangères?
Nous n’avons jamais eu un problème de vivre- ensemble national ou international. Le Cameroun est réputé être une terre d’accueil où nous vivons et nous brassons sans aucun problème. Pour ma part, l’intégration ne peut être que bonne.

Propos recueillis par
Presvualie Ngo Nwaha (stagiaire)

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