Trésorerie: plus de flexibilité pour les banques

A la suite du Comité de politique monétaire (CPM) du 21 mars dernier, la banque centrale a renforcé la décision N°11/CPM/2017 portant modification du mode de constitution des réserves obligatoires dans la zone Cemac.

 

Il faut savoir que, pour prévenir les risques, les banques des pays de la communauté (Cameroun, Congo, RCA, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), sont obligées d’avoir un niveau de réserves de dépôts régulièrement rémunérées à la Beac.

La constitution de ces réserves se fera désormais sur la base d’une moyenne mensuelle contrairement à l’ancienne approche qui exigeait une constitution quotidienne. Cette mesure permet aux banques de constituer les réserves obligatoires à leur rythme, de sorte que le volume requis soit respecté en moyenne sur la période de constitution. Cette souplesse accroît également leur capacité de résilience face aux éventuels chocs de liquidité qui peuvent survenir au cours d’un mois.

L’objectif de cette décision est d’offrir plus de flexibilité aux établissements de crédit dans la gestion de leur liquidité et permettre une redynamisation des échanges interbancaires. «C’est un allégement qui permet aux banques d’avoir des marges dans la gestion de leur trésorerie», indique d’ailleurs Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la Beac. Outre la flexibilité accordée aux établissements de crédit, la constitution de réserves obligatoires en moyenne permet également à la banque centrale de mieux piloter son nouveau cadre de gestion de la liquidité à travers les Facteurs autonomes de la liquidité bancaire (FALB).

ZRM

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *