Transport aérien : La BAD veut ressusciter le projet d’une compagnie sous-régionale

Alors que le spectre de la défunte Air Cemac hante encore certains esprits, le Bureau sous-régional de la Banque africaine de développement en Afrique centrale réfléchit à une solution. Cette information est de la voix la plus autorisée. Dans un entretien avec le quotidien camerounais Cameroon Tribune, Ousmane Dore, directeur général de ladite structure, indique: «nous sommes en train d’étudier le projet de ligne aérienne et de transport aérien dans la Cemac pour éviter les tracasseries des vols que nous connaissons présentement avec des escales en Afrique de l’Ouest pour rejoindre, à partir d’un pays de l’Afrique centrale, un autre pays de la même sous-région».

L’ancien ministre des Finances de la Guinée en parle avec tellement de précision, car il a fait les frais de cette absence de connectivité aérienne entre les pays de l’Afrique centrale: «si j’ai dû transiter et passer la nuit en Éthiopie, après avoir quitté le Tchad pour le Cameroun en avion, je n’imagine pas les difficultés que les populations de ces pays ont à communiquer par voie terrestre entre elles».

Solutions

Cette situation risque de s’empirer avec l’arrivée du marché unique aérien que met en place l’Union africaine. À la recherche des grands bénéfices, les grandes compagnies aériennes vont dicter la loi des liaisons les plus rentables. Le mal se ressentira davantage avec l’implémentation d’une Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui vient décloisonner le marché des biens et services. Ce projet intégrateur continental recherche des gains en temps pour les opérateurs économiques. «Chaque pays peut avoir sa propre compagnie. Il faut néanmoins que chaque jour, l’une de ces compagnies effectue un voyage qui rallie la sous-région. Quitte à ce que ce soit une compagnie privée. Cela peut être Ceiba aujourd’hui qui fait la région, demain Camair-Co, ainsi de suite. Ce sont autant de défis qu’il faut mettre sur la table pour véritablement assurer la connectivité de la sous-région», analyse-t-il.

Zacharie Roger Mbarga

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