Standards and Poors conforte la Beac au sujet de la dévaluation du FCFA

Le débat qui a cours actuellement au sein de la Cemac au sujet de la dévaluation du FCFA passionne au-delà des frontières communautaires.

La dernière intervention en date est celle de Standards and Poors (S&P Global ratings). Dans une note d’analyse publiée le 14 mai dernier, l’agence de notation basée aux Etats-Unis d’Amérique a rejoint la position déjà défendue par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). Elle explique en effet que «les risques de dévaluation de la monnaie sont faibles, compte tenu de la garantie de convertibilité de la France, ainsi que d’un important soutien financier bilatéral et multilatéral, et des programmes existants du FMI soutenus par les bailleurs de fonds. En outre, il est prévu de façon constante que les chocs liés à la pandémie de covid-19 seront temporaires et que les prix du pétrole rebondiront en 2021».

Dans un communiqué rendu public le 12 mai dernier, le gouverneur de la Beac avait déjà indiqué qu’il considérait comme manquant de sérieux, les nouvelles annonçant une dévaluation du FCFA. Abbas Mahamat Tolli avait notamment fait observer que «comparées à la situation observée un an plus tôt, les réserves de change, qui s’élèvent à 4113 milliards FCFA au 10 mai 2019, soit un taux de couverture extérieure de la monnaie de 63,55%, ont enregistré une augmentation de 30%».

La grille d’analyse de l’agence de notation américaine est cependant plus exhaustive. Concernant par exemple les réserves de change, elle apporte la précision que la sous-région repose en grande partie sur la solidité de l’économie camerounaise. «Le solde du Cameroun au compte d’opérations était de 2062 milliards FCFA, soit un peu plus de 55,2% des réserves globales de la Cemac», ont fait prévaloir les analystes.

Ces derniers avancent également comme point justifiant l’optimisme de l’Agence, que «l’ensemble des pays de la sous-région ont reçu un montant global de 529 millions de dollars du FMI pour faire face à la crise qu’impose le coronavirus, et que le Congo-Brazzaville devrait finalement obtenir un accord sur son tout premier programme». Pour finir, les mêmes analyses trouvent rassurante pour ceux des pays arrivés en fin de programme, la possibilité d’un renouvellement de celui-ci avec l’institution de Bretton Woods.

 

TAA

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