Des solutions technologiques mobilisables

L’Afrique centrale est à la croisée des chemins pour réussir le double pari de la mobilité et de la sécurité. Fintech, intelligence artificielle, blockchain, autant de technologies susceptibles de contribuer à cette dynamique.

La création des chaines de valeur numérique en Afrique centrale pourrait dynamiser l’intégration économique. Les startups d’Afrique centrale vont jouer un rôle déterminant dans la prestation de ces services. A l’issue de la conférence de Yaoundé sur l’économie numérique en Afrique centrale, plusieurs outils technologiques ont été présentés.

Parmi les solutions technologiques les plus révolutionnaires, les Fintech (Financial technology) occupent la première place. C’est le secteur des M-services (Mobile banking, mobile insurance et mobile commerce). La technologie financière est une nouvelle industrie financière basée sur le décloisonnement. Elle offre des services de paiement itinérant (en ligne ou sur mobile), portés par des startups innovantes, qui utilisent la technologie pour repenser les services financiers et bancaires.

C’est le cas de M-Pesa au Kenya. C’est un système de microfinance et de transfert d’argent par téléphone mobile qui couvre l’ensemble du territoire kenyan. Ce service révolutionne le mode de vie des abonnés. Il s’est depuis étendu en Tanzanie. Les Fintech contribuent grandement à l’inclusion financière. Et l’Afrique centrale doit fournir beaucoup d’efforts en la matière.

La valeur ajoutée des Fintech à l’intégration économique de l’Afrique centrale serait de faciliter le financement des projets de la jeunesse. Comme c’est le cas du crowdfunding. Cette plateforme en ligne permet de lever les financements par la mise en relation directe des entrepreneurs en besoin, avec les pourvoyeurs du capital. Le second outil est l’intelligence artificielle et les métadonnées.

Grâce à sa capacité de générer et stocker un maximum d’informations, l’intelligence artificielle pourrait contribuer au perfectionnement du marché commun. A la fois pour améliorer la circulation libre des personnes et des biens. Ceci en répertoriant les informations commerciales d’une part, et en assurant le profilage des ressortissants de la région qui circulent d’autre part. C’est donc également un enjeu de sécurité. Pour Interpol, la conservation des informations d’identités dans une zone intégrée en mobilité est une impérieuse nécessité.

L’une des technologies à la pointe dans ce contexte est la blockchain. Une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle. Une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée: elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire.

Ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. Le caractère décentralisé de la blockchain, avec sa sécurité et sa transparence, promet des applications bien plus larges que le domaine monétaire. Dans la libre circulation, les blockchain peuvent servir de registre en assurant une meilleure traçabilité des produits et des actifs. Dans le cadre du marché financier, les blockchain sont un atout pour le transfert d’actifs (titres, actions, obligations).

Zacharie Roger Mbarga

 

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