Sécurité monétaire : Strategy outille en authentification des billets de banque

L’agence de communication financière a formé des responsables de guichets et de caisses des entreprises de grande consommation des villes de Yaoundé et de Douala aux éléments de reconnaissance, de sécurité et de recyclage d’un billet de banque.

Quelques devises soumises en séance de cas pratique

Le contexte des fêtes de fin d’année et le pic de consommation que connaissent généralement les entreprises ont été l’un des prétextes à la tenue de cette activité. À son siège de Nlongkak à Yaoundé, ils sont 30 séminaristes à avoir été encadrés aux techniques de sécurité des billets de banque. Les entreprises de grande consommation Santa Lucia et Hydrac ont dépêché leurs personnels à cette formation. Les cas pratiques ont porté sur la méthode TRI (Toucher, Regarder, Incliner) et l’authentification des devises (euro, dollar américain, Yuan).

Techniques de sécurité
Les 3 techniques de sécurité des billets de banque ont été présentées aux apprenants : les techniques de niveau 1 qui concernent l’authentification grâce aux sens humains (œil nu, odorat et toucher) ; les techniques de niveau 2 impliquent l’usage des outils technologiques (lampe à ultraviolet, stylo, loupe) ; le troisième niveau de sécurité est, quant à lui, de la compétence seule de la banque centrale.

Ces techniques d’authentification doivent permettre de déceler les éléments sécuritaires constitutifs des billets de banque, à savoir : la valeur nominale ou faciale (montant du billet), le filet de sécurité (bande verticale traversant le billet), le filigrane (espace blanc sur le billet avec image et montant doublement visible), la signature du gouverneur et du censeur, les petites lettres visibles à la loupe ainsi que les formes visibles sous le filigrane.

Face aux craintes des usagers sur le comportement à adopter au sujet des billets mutilés (déchirés, brulés, amputés), Ibrahim Nasser, expert en gestion de monnaie flaccide, indique que «les billets déchirés» peuvent faire l’objet d’utilisation si la zone de tolérance (30 % de leur constitution) n’a pas été dépassée. Mais c’est de la responsabilité des banques commerciales de récupérer ces billets mutilés et de les acheminer auprès de la banque centrale (Beac). Cette mission leur est dévolue, car la Beac ne dispose pas de représentation dans toutes les circonscriptions administratives».

Répercussions
La circulation de la fausse monnaie est un cancer pour les économies. Elle provoque des désagréments tant dans le comportement des agents économiques que dans la comptabilité publique et le financement des projets de développement. Dupont Ngossi, directeur technique de Strategy et formateur, l’explique en ces termes : «en économie, on a souvent coutume de dire que la fausse monnaie chasse la bonne. C’est-à-dire que la circulation de la fausse monnaie crée immédiatement son adoption, et conduit au rejet de la monnaie émise par la banque centrale.

Pour le citoyen, la détention de la fausse monnaie crée une incidence négative sur sa trésorerie et diminue la consommation (taxi, achats, factures…). Pour les entreprises, la fausse monnaie crée un manque à gagner, car la recette réelle est inférieure au stock de produits écoulés. Au niveau de l’État, ce manque à gagner est perceptible en termes de recettes fiscales non payées par les entreprises. En outre, l’État perd énormément au niveau des péages. C’est généralement le lieu où des individus mal intentionnés utilisent la fausse monnaie. Cette situation crée un manque à gagner dans les caisses de l’État, l’empêchant ainsi de se déployer de manière efficiente. Il y a donc une urgence à outiller en techniques d’authentification de la monnaie».

C’est dans cette optique que Roger Ngaya, Chief Executive Officer de Strategy, insiste à dire que cette formation sera pérennisée, afin de toucher le plus d’entreprises : stations-service, magasins, boutiques, supermarchés, etc.

 

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