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Secteurs agroalimentaires et aquacoles : le made in Cameroon en vitrine

Les journées d’excellence de la recherche scientifique et de l’innovation tenues du 17 au 19 octobre 2023 à Yaoundé ont permis de découvrir des solutions en matière d’import-substitution.

 

Une foultitude de PME à l’esplanade de l’hôtel de ville. Essentiellement constituées de structures agricoles des différentes régions du Cameroun, notamment du Centre, de l’Ouest, du Nord, et du Littoral. Elles sont venues présenter au public et paysans les innovations dans leur secteur d’activités, pour promouvoir le «made in Cameroon» afin de répondre à la politique d’import-substitution. La huitième édition des journées d’excellence de la recherche scientifique et de l’innovation au Cameroun (Jersic) a porté toutes ses promesses. Illustration avec la production du vin de champignon, de vin de cola, la production du pain à partir de la farine de manioc. «Tout ceci permet de lutter contre les importations du blé, nous pouvons nous-mêmes fabriquer nos pains à partir de nos matières premières produits localement», se réjouit Dr Mogo Amos, chef de centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Ouest. En outre, la région de l’Ouest présente au public le vin d’avocat qui «permet de lutter contre les importations de vin au Cameroun», renchérit-il.

Aquaculture
Le secteur halieutique n’est pas en reste. Le poisson est une denrée concernée par la politique d’import-substitution. C’est aussi une denrée qui est touchée par les changements climatiques, parce que «les captures ont drastiquement baissé; jadis on parlait de 15000 mille tonnes par an, à l’heure actuelle, on ne parle que de 2 tonnes», souligne Njouokou Salifou de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), chef de station de Foumban. Le constat est que la production aquacole est très faible et les captures ne permettent pas de couvrir les besoins en termes de demande locale. L’une des contraintes qui entrave l’aquaculture au Cameroun, c’est le manque d’alevins. L’innovation faite pour pallier au problème est que «nous avons mis sur pied les géniteurs sélectionnés dans le milieu naturel qui donne des bons résultats et qui peuvent être multipliés par les producteurs d’alevins», poursuit-il. L’élevage du poisson à l’échelle industrielle doit se faire avec les aliments importés, or «nous n’avons pas d’usines de fabrication d’aliments flottants au Cameroun. A l’Irad, on s’emploie à sortir des formulations pour la ration des poissons que les paysans peuvent employer pour fabriquer leurs aliments à partir des sous-produits agro industriels et agroalimentaires», poursuit-il. Pour ce qui est de la préservation de la biodiversité «nous montrons au public et surtout aux pécheurs les espèces en voie de disparition à travers des études faites au niveau des pêcheries. On essaie de formuler des recommandations au niveau du ministre de l’Elevage des Pêches et des Industries Animales (Minepia)», conclut Njouokou Salifou, de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD).

Théodore Ayissi Ayissi

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