Secteur agropastoral : Le BIT œuvre pour l’amélioration du climat des affaires

Le Bureau international du travail est à pied d’œuvre pour l’avènement d’un cadre législatif et réglementaire attractif dans ce secteur d’activité au Cameroun.  

D’ici la fin de l’année, un plan de réforme visant l’amélioration de l’environnement des affaires dans le secteur agropastoral devrait voir le jour au Cameroun. Un groupe de travail ad hoc ministères en charge de l’agriculture et de l’élevage a été mise en place pour la cause. Il a à ses côtés le Bureau international du travail (BIT) représenté au Cameroun par Françoise Murangira. Avec l’appui financier du Fonds international de développement agricole, le BIT accompagne Yaoundé dans la mise en œuvre de ce projet. Cet accompagnement se fait dans le cadre du projet d’assistance technique au Programme de promotion de l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes) que coordonne Bela Alfred Tomo.

Du 28 au 29 janvier, le BIT a organisé à Ebolowa, dans le sud du pays, un atelier d’appropriation des résultats d’une enquête sur l’évaluation de l’environnement des affaires dans le secteur agropastoral au Cameroun (enquête EESE, pour Enabling Environment for Sustainable Enterprise). Organisés à l’attention des membres du groupe de travail ad hoc, les travaux ont permis de ressortir les principales conclusions du rapport d’enquête qui devront inspirer la formulation du plan de réformes. Une fois validée lors d’une session du Cameroon Business Forum, la plateforme d’échange entre le secteur public et privé, le document devra être mise en œuvre. Au BIT on espère que tout cela se fera avant la fin du projet d’assistance technique au (PEA-Jeunes) qui s’achève cette fin d’année.

Obstacles
Le plan devra permettre l’avènement d’un cadre général législatif et réglementaire capable d’attirer les investissements dans le secteur agropastoral. Objectif: booster ce secteur très important pour l’économie camerounaise. À ce jour, l’activité agropastorale représente environ 23% du Produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire de la richesse nationale. Elle génère la moitié des revenus des exportations non pétrolières et occupe à temps plein ou partiel environ 55% de la population active.
Aussi faudra-t-il adresser les contraintes qui empêchent le secteur de se développer. L’étude en a identifié vingt-et-un au total. On peut citer pêle-mêle l’insécurité, les politiques d’importations, la pression fiscale, la corruption, les perturbations climatiques, le difficile accès au financement, les coûts élevés des intrants agricoles, les coûts élevés des services notamment ceux de formation, l’accès difficile à la terre et à la propriété, l’accès limité aux infrastructures et la faiblesse de la demande.

Aboudi Ottou

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