AMBASSADESINTÉGRATION NATIONALEL'HOMME

S.E. Peter Henry Barlerin

Sa biographie officielle le présente pourtant comme un «diplomate de carrière».

Pourtant, la dernière sortie de l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun a été très mal appréciée par le pouvoir en place. Dans un communiqué publié le 18 mai 2018, après avoir été reçu en audience par Paul Biya, le cadre supérieur du service des affaires étrangères américain suggère au chef de l’Etat camerounais de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, afin d’entrer dans l’histoire par la grande porte.

Ce qui lui a valu d’être convoqué au ministère des Relations extérieures (Mirex), où il lui a été «fait part de la vive désapprobation du gouvernement camerounais après sa démarche, qui viole tous les usages diplomatiques en la matière, ainsi que les règles de civilité et de droit, tant dans la forme que dans le fond».

En bon diplomate, l’ancien haut fonctionnaire du bureau des affaires africaines a plaidé, selon un communiqué du Minrex, «le fait que ses propos ont été mal interprétés par la presse». Mea culpa ? «Il a dit avoir pris bonne note des objections qui ont été faites par le ministre des Relations extérieures, et a au contraire tenu à réfuter l’idée selon laquelle il est venu changer le leadership au Cameroun», ajoutant qu’«il compte apporter sa contribution à la stabilité du Cameroun, et ne saurait partager les positions des sécessionnistes».

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