Rue Rosa Park: Nouvelles lignes de vie

Le retour de S.E. Peter Henry Barlerin à son poste dans la capitale camerounaise consacre désormais une autre approche de la communication avec la presse locale.

Leurs Excellences Paul Biya et Peter Henry Barlerin au palais l’Unité.

Après quelques jours passés dans son pays, S.E. Peter Henry Barlerin a regagné son bureau où, depuis fin 2017, il officie comme ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun. A la Rue Rosa Park sise au quartier Golf à Yaoundé, le diplomate américain s’occupe de coordonner les différents services de la chancellerie. «Il travaille sereinement», obtient-on dans un rare propos de l’un de ses conseillers.

Théorème diplomatique

Ce 12 juin 2018, ce collaborateur de S.E. Peter Henry Barlerin tient à une nouvelle instruction: «Les échanges avec la presse se déroulent uniquement à la guérite». Cette nouvelle disposition vient d’ailleurs appuyer le rôle du bureau de la sécurité dont les agents sont, plus que par le passé, postés aux aguets. De temps en temps, ils rappellent un théorème diplomatique au visiteur.

«On ne questionne pas tout, n’importe où, n’importe comment, n’importe quand et avec n’importe qui», flashe-t-on au reporter, tentant d’obtenir confirmation ou infirmation d’une information selon laquelle, Etoudi et l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé négocieraient une autre rencontre (avant l’élection présidentielle d’octobre prochain) entre Paul Biya, le chef de l’Etat camerounais et S.E. Peter Henry Barlerin.

Diversion

Sur le coup, rien ne filtre d’ailleurs. On comprend qu’en ces lieux attachés à la «bonne et vraie information», un nouveau plan de com’, bâti sur les référentiels médiatico-politiques du moment, est fixé. De fait, les prises de paroles sont désormais investies par les usages du divertissement. Tout pour expliquer qu’en une trentaine de minutes d’échanges, un conseiller de l’ambassadeur ne produise que du récit sur la présence des Etats-Unis à la coupe du monde 2018 en Russie. «C’est le bon sujet pour vous!», ironise-t-il.

Antécédent

L’on devine alors qu’à la Rue Rosa Park, même sans le dire, tout le personnel est dorénavant tenu par la «réserve diplomatique» pour, souffle-t-on, «ne plus tomber dans la fosse de toutes les adversités médiatiques». On se souvient qu’au sujet de la candidature éventuelle de Paul Biya à sa propre succession, le maître des lieux s’était fendu en déclarations controversées. Sans tarder, la presse locale avait alors crié au loup en dénonçant non pas la dérive diplomatique de S.E. Peter Henry Barlerin, mais son «ingérence dans les affaires internes du Cameroun».

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