Réserves de change: 2,9 mois d’importations pour la Cemac

Les réserves de changes de la Beac ont connu une très légère embellie sur l’année 2017.

En effet, encore engluées dans les effets pervers de la chute des cours de matière première, ces réserves sont passées de 2,2 (mois d’importations) en fin décembre 2016 à 2,9 au 31 décembre 2017. L’inversement de cette tendance baissière des réserves de changes est le résultat de la mise en œuvre d’un ensemble de mesures.

Notamment, les efforts de consolidation budgétaire entrepris par tous les pays de la sous-région, la conclusion par quatre pays de la Cemac d’un programme soutenu par le FMI, le resserrement progressif de la politique monétaire, le renforcement de l’exercice de la surveillance multilatérale, ainsi que le maintien de la surveillance renforcée du système bancaire régional.

Pour la Beac, «des efforts conséquents restent à être consentis». A cet effet, des orientations nouvelles préconisées sur l’année 2018 sont déjà en implémentation. Elles portent sur les mesures de rétablissement de la stabilité du cadre macroéconomique, de réformes structurelles, d’approfondissement de l’intégration régionale et de renforcement de la sécurité.

Réformes
Pour la stabilité macroéconomique, les Etats membres sont exhortés à l’assainissement des finances publiques, à la conduite d’une politique budgétaire ciblée en matière de dépenses publiques, et à la reconstitution rapide des réserves de change de la Cemac.

L’amélioration du climat des affaires et la diversification de la base productive sont également prescrits pour réformer la rentabilité interne des pays. Pour ce faire, les six Etats membres devront rendre opérationnel l’Observatoire du climat des affaires de la Cemac, accompagner l’ajustement budgétaire par de profondes réformes structurelles visant à transférer à terme le moteur de la croissance au secteur privé et améliorer les indicateurs en matière de facilité à faire les affaires (transfert de titre de propriété, création d’entreprises, etc.).

Autre domaine stratégique mais névralgique, c’est l’approfondissement de l’intégration régionale. Sur ce plan, les actions prioritaires consistent à renforcer l’édification du marché commun à travers la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires, l’aboutissement rapide du projet de nouveau Code des douanes de la Cemac ainsi que la révision des directives fiscales afin de les conformer davantage aux standards internationaux, l’application des textes communautaires et la mise en place un tableau de bord de suivi des instruments de l’intégration.

Zacharie Roger Mbarga

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