République centrafricaine : Meurtre d’un travailleur humanitaire

L’employé d’une organisation non gouvernementale succombe à ses blessures, consécutives à un braquage violent.

La Coordonnatrice Humanitaire pour la République centrafricaine, Najat Rochdi, a exprimé sa tristesse, suite à la mort du gardien d’une organisation humanitaire basée à dans la ville de Batangafo (préfecture de l’Ouham). «  Le gardien d’une organisation non-gouvernementale a été blessé par balle le 5 janvier lors qu’il a essayé de protéger la base de l’organisation pendant un cambriolage violent. Malgré le secours d’urgence, le gardien a rendu l’âme suite aux blessures », nous apprend Najat Rochdi dans un communiqué rendu public le 6 janvier.

« Je suis consternée et bouleversée par ce meurtre ignoble, qui illustre à nouveau un manque flagrant de respect pour la vie humaine et pour le travail essentiel des humanitaires en Centrafrique. Je condamne tout attaque contre les humanitaires. Les civils et les humanitaires ne sont pas une cible ! », déplore la Coordonnatrice Humanitaire », s’est indignée la diplomate onusienne.

La République centrafricaine reste un des contextes les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires, relève l’Onu.  396 incidents affectant directement le personnel ou les biens humanitaires, soit plus d’un incident par jour, ont été enregistrés tout au long de l’année 2018, comparé à 337 en 2017. Cela représente une hausse de 17.5 %. Plus de 17 bases ou entrepôts d’organisations ont été pillés, 30 véhicules d’organisations humanitaires ont été volés et 25 organisations humanitaires ont suspendu temporairement leurs activités en 2018. 2.9 millions de personnes ont besoin de protection et d’assistance humanitaire.

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