La rentrée scolaire otage de la mafia du livre

A deux semaines de la reprise des cours, l’essentiel des manuels scolaires n’est pas encore sur le marché. La contrefaçon, l’un des plus gros obstacles reste à surmonter.

Les manuels scolaires introuvables dans les librairies

«La réalité est que le délai que les éditeurs nous ont donné n’est pas encore dépassé». Ce 14 août 2018, le secrétaire permanent du Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (Conseil d’agrément) essaie de calmer le jeu. Depuis quelques semaines, on sent monter la tension au sujet de l’indisponibilité du manuel scolaire alors que la rentrée, fixée au 03 septembre, approche à grands pas. «L’essentiel des livres sera disponible dans les marchés, si on tient compte des engagements confirmés par les éditeurs à la réunion du 31 juillet, entre le 20 et le 25 août», ajoute Marcelin Vounda Etoa.

Doutes

Depuis, c’est branle-bas. Côté gouvernement, on tient à se dégager de toute responsabilité sur un éventuel retard. «En vue d’assurer la disponibilité sur le marché national des différents manuels scolaires, les bureaux des secteurs des douanes du Littoral I à Douala et Sud II à Kribi seront exceptionnellement ouverts le samedi 18 aout», informe un communiqué du ministre des Finances. Cette décision de Louis Paul Motaze vise à anticiper l’engorgement au niveau de la douane qui va se créer avec les fériés successifs du 20 et 21 août pour cause de fête de la Tabaski. Malgré tout, le doute persiste quant au respect du délai indiqué par le Conseil d’agrément.

En effet, le fait que tous les acteurs ne parlent pas d’une même voix n’est pas de nature à rassurer. «Ils ne nous disent pas la vérité, nous sommes à présent renvoyés au 30 août», indique Jonas, propriétaire de la librairie «La bourse du livre» à Mvog-Mbi. «Lors de la réunion avec les membres du bureau du Conseil d’agrément, chaque éditeur a donné la date à laquelle ses manuels seront disponibles. A Afrédit, nous avons fixé la date au 27 août 2018», renchérit pour sa part Artur Pango, le directeur central des éditions Afrédit. A la lecture de la fiche des engagements pris part les éditeurs à la réunion du 31 juillet, près de 40% des ouvrages ne devraient pas être disponibles avant le 27 août et certains même avant la rentrée. A titre d’exemple, les éditions Clé, qui doivent éditées 16 ouvrages inscrits au programme cette année, se sont engagées à mettre leurs livres sur le marché le 10 septembre.

Mafia

Pour expliquer cette situation, les éditeurs évoquent la réforme du livre scolaire engagée en fin d’année dernière sous la contrainte de la Banque mondiale. Elle a instauré la politique du livre unique part matière et sous-systèmes éducatifs (francophone et anglophone) quel que soit le type d’établissements (public, privé, privé confessionnel). Chaque éditeur ayant un ouvrage au programme a donc vu les quantités de livres à produire se multiplier alors que le temps imparti pour ce travail est resté le même. En plus, pour augmenter l’accessibilité du manuel scolaire, les prix des ouvrages ont été revus à la baisse. Du coup, les éditeurs, qui comptent désormais sur l’économie d’échelle pour faire leurs marges, ont posé sur la table l’amateurisme des libraires accusés notamment d’insolvabilité et de piraterie (voir interview ci-dessous).

Selon le secrétaire permanent du Conseil d’agrément, l’une des preuves de l’implication des libraires dans la contrefaçon du manuel scolaire, c’est la lettre qu’ils ont adressée au Premier ministre le 26 février dernier. «Ils déclaraient avoir 4 milliards [de francs CFA] de livres [sortir du programme] invendus et espéraient qu’on pourrait reporter la réforme en cours pour qu’ils aient le temps d’écouler leurs stocks», informe Marcelin Vounda Etoa. Mais le problème, ajoute-t-il, est que «les éditeurs [qui produisent les livres] se plaignent eux même avoir des stocks et ne reconnaissent pas les quantités déclarées par les libraires]». Les quantités supplémentaires ne peuvent dont être que des livres contrefaits.

Mission impossible

Le 02 août, le Syndicat des libraires et papetiers du Cameroun a, lors de son Assemblée générale, pris l’engagement de lutter contre la contrefaçon du livre. Mais cela ne semble pas avoir suffi pour rétablir la confiance. Au contraire, la méfiance est-elle que, les éditeurs en sont aujourd’hui à chercher les moyens de contourner les libraires (voir encadré page 11). Mais de telles alternatives sont difficiles à mettre en œuvre dans l’urgence. Pour cette rentrée scolaire, il faudra donc encore faire avec les libraires. Au Conseil d’agrément, on en est conscient. «Le Conseil d’agrément va interpeller les uns et les autres. Nous croyons que d’ici au 25 août, au plus tard, nous aurons réglé ce petit détail», indique Marcelin Vounda Etoa. Petit détail ? Un doux euphémisme. Bien malin qui peut d’ailleurs parier qu’il y parviendra. Ce d’autant que la réforme actuelle est loin de faire sourire beaucoup de libraire.

Aboudi Ottou et André Balla (stagiaire)

Arthur Pango 

«Près de 70% des manuels vendus sont contrefaits»

Le directeur central des éditions Afrédit fait le point des relations entre éditeurs et libraires.

Des problèmes empoisonnent en ce moment les relations entre éditeurs et libraires. Il y a, en premier, la question de la part qui devrait revenir aux libraires après la vente d’un livre. Qu’est-ce qui fait problème et où en êtes-vous avec les négociations ?
Je ne parlerai pas de problèmes mais plutôt d’une absence de consensus sur les termes d’échanges. Les libraires veulent un taux de remise supérieur à 25% ce que les éditeurs ne sont pas capables d’offrir. Ce qu’il faut comprendre ici c’est que dans un souci de rendre le livre accessible, les éditeurs ont consentis à une baisse substantielle du prix d’achat des manuels scolaires. Bien qu’une économie d’échelle devrait être réalisée au niveau des volumes de production plus important, il n’en demeure pas moins que celle-ci ne permet pas de compenser la baisse des prix. Les autres coûts liés n’ayant pas connu de baisse, il apparaît nécessaire qu’au niveau des libraires, une baisse des taux de remise soit également consentie. Dans le cas contraire, la marge des éditeurs va connaître un double impact négatif. Les négociations sont en cours et je reste convaincu qu’une solution sera trouvée.

L’autre sujet de tension, c’est de la contrefaçon du livre scolaire. Quels sont les éléments qui vous font soupçonner les libraires de se livrer aux activités de contrefaçon?
Je ne dirai pas que tous les libraires usent de cette pratique frauduleuse. Mais certains d’entre eux font l’objet de poursuites judiciaires pour vente de produits de contrefaçon. En tant que principal canal d’écoulement des manuels scolaires, les libraires devraient constituer la principale barrière à la piraterie. C’est le souhait des éditeurs. Nous travaillons actuellement avec certains confrères à établir avec des libraires une convention qui les engagerait collectivement et individuellement de toute vente de manuel piraté. Si une telle convention aboutie, je crois que la distribution des manuels contrefaits va considérablement diminuer.

Quel est l’ampleur du problème et l’impact sur votre activité?
Selon des informations recueillies lors de la réunion du 31 juillet dans les services du Premier ministre, près de 70% des manuels vendus sont contrefaits. Je ne saurai confirmer ces chiffres. Mais s’ils sont avérés, alors c’est plus de la moitié des parts de marché que perdent chaque année les éditeurs. Sachant l’investissement financier consenti, vous conviendriez avec moi que cette gangrène détruit considérablement notre activité. Sans compter le manque à gagner pour l’économie camerounaise.

Pour le sécuriser, le Conseil d’agrément envisage de retirer la vente du manuel scolaire aux libraires. Que pensez-vous de cette solution?
L’activité de libraire a son poids dans la chaîne du livre. Cependant, telle que structurée actuellement, elle n’est pas performante. Je crois que c’est pour ça que le Conseil a envisagé cette solution radicale. Pour ma part, j’estime que le travail en cours en vue de l’élaboration d’une politique nationale du livre va permettre de mieux structurée cette activité et de la rendre plus performante. Par ailleurs, je pense également qu’il faudrait revoir le circuit de distribution en diversifiant notamment les canaux. Ainsi on pourrait par exemple permettre l’ouverture de points de vente dans les établissements. A titre de comparaison, les hôpitaux ont chacun leur propre pharmacie mais cela n’empêche pas la performance des pharmacies individuelles.

L’autre problème est relatif aux impayés accumulés par les libraires auprès des éditeurs. A combien peut-on chiffrer cette dette et que vous disent les libraires ?
En effet, les montants semblent être assez important et varie en fonction des éditeurs. A notre niveau, nous avons été obligés de passer certaines d’entre elles en perte. Le recouvrement est très difficile au niveau des libraires. Nous sommes parfois obligés d’avoir recourt à une procédure de recouvrement forcé qui nous coûte en temps et en argent.

Certains libraires souhaitent que la mise en œuvre de la réforme soit reporter afin qu’il puisse écouler leurs anciens stocks qu’ils estiment à 4 milliards de francs CFA. Pour quoi les éditeurs qui sont en principe les propriétaires des ouvrages ne portent pas cette doléance?
Je ne saurais dire si ces chiffres sont vrais ou pas. Cependant, les pertes de stocks liées à la nouvelle politique existent même au niveau des éditeurs. Nous réfléchissons sur la manière de faire des propositions à l’Etat qui tiennent compte également des contraintes budgétaires du pays.

 

‘’Editeurs et libraires se regardent en chien de faïence’’ 

Marcelin Vounda Etoa 

Les éditeurs pensent que l’un des moyens de prendre de court les mauvais libraires c’est d’attendre la dernière minute pour mettre le livre sur le marché 

En sa qualité de secrétaire permanent du Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques, l’enseignant de littérature française est la cheville ouvrière de la réforme en cours de la politique du livre scolaire. Il fait une analyse sans complaisance des problèmes qui continuent de miner le secteur. 

 

A deux semaines de la rentrée scolaire, les livres ne sont pas encore présents dans les librairies. Doit-on s’en inquiéter ?
La réalité est que le délai que les éditeurs nous ont donné n’est pas encore dépassé. Nous avons eu deux réunions. A la première le 16 mai, les éditeurs ont pris des engagements. Mais ils disent que le petit retard accusé dans la publication des listes officielles des manuels scolaires intervenue le 11 juin, leur a causé préjudice dans la confirmation des commandes d’impression. Aussi ont-ils demandé à une autre réunion que nous avons tenue avec eux dans les services du Premier ministre le 31 juillet, un décalage d’à peu près deux semaines. Donc, l’essentiel des livres sera disponible dans les marchés, si on tient compte des engagements confirmés par les éditeurs à la réunion du 31 juillet, entre le 20 et le 25 août.

Quel est le sens de cet engagement ? Est-ce à dire que les ouvrages sont dans leurs magasins ou effectivement présent dans les librairies ?
Quand l’éditeur dit que le livre sera disponible, cela suppose qu’il a les livres dans ses entrepôts, qu’il est entré en contact avec ses distributeurs et les distributeurs avec les libraires. Maintenant, l’éditeur qui a produit le livre doit rentrer dans ses frais et faire ses marges parce qu’il faut qu’il paye les droits d’auteurs. Et ce qui s’est passé très souvent c’est que, les libraires prennent les livres mais ne payent pas toujours cash ; cela peut ralentir le processus de mise sur le marché des livres. C’est-à-dire que la négociation entre l’éditeur, le distributeur et le libraire peut impacter la disponibilité du livre. Si un libraire n’a pas l’argent pour acheter les livres, il ne les aura pas parce que l’éditeur va être retissant à les lui donner sans qu’il ne paye. Beaucoup d’éditeurs se plaignent d’ailleurs d’avoir de grosses ardoises chez les libraires.

Autre chose, lorsque précisément l’éditeur veut mettre le livre sur le marché par le libraire, le problème c’est souvent que beaucoup de libraire ou de mauvais libraires font une activité parallèle de reproduction des livres qu’ils reçoivent des éditeurs. En ce moment, éditeurs et libraires se regardent en chien de faïence. Et les éditeurs pensent que l’un des moyens de prendre de court les mauvais libraires c’est d’attendre la dernière minute pour mettre le livre sur le marché. Le calcul étant que comme le marché est bloqué et que la pression monte, tous les parents vont se ruer vers les librairies en l’espace de deux semaines de sorte que les livres contrefaits qui arriveront ne trouveraient pas une demande forte.

L’objectif du Conseil d’agrément est de mettre le livre à la disposition de l’élève. Avez-vous donc aussi un droit de regard sur les activités des autres acteurs de la chaine qui peuvent, comme vous le démontrez, gripper le processus? Parce qu’on a le sentiment que vous traitez uniquement avec les éditeurs et oubliez les autres acteurs…

En fait notre travail est méthodique. Nous n’avons aucune emprise sur les libraires avant qu’ils entrent en activité. Nous avons prise sur les éditeurs parce que nous avons lancé un appel d’offre auquel ils ont soumissionné. Nous sommes ainsi passés de 120 éditeurs aux années antérieurs à une quatre-vingtaine, qui ont satisfait aux critères de participation aux appels d’offres. Après l’évaluation des manuels, une cinquantaine a obtenu des parts de marchés. C’est ceux-là qui nous intéressent. Ils savent très bien que toutes les défaillances actuelles seront mises à leur passif pour les prochains appels d’offres.

C’est à compter de maintenant que nous allons être capable de savoir qui sont les libraires sérieux. Ceux qui peuvent obtenir, eux aussi, un agrément du Conseil pour officiellement exercer ce métier. Parce que vous arrivez dans tous les carrefours à la veille de la rentrée, tout le monde est libraire. Vous repassez par-là deux mois plus tard, tout le monde a changé d’activité. Or, un libraire professionnel est en activité au moins 11 mois sur 12. Le 12e mois étant celui des vacances. Nous allons allez vers-là. Mais nous avons besoin de cette épreuve qualifiante qu’est la circulation du manuel scolaire pendant cette rentrée scolaire, première rentrée de la réforme.

Les libraires et les éditeurs peinent à s’entendre sur le pourcentage qui devrait revenir aux libraires ? Vous intéressez-vous aussi à ces négociations et quel est le problème?
Tout ce qui est une entrave à la disponibilité du livre nous préoccupe au plus haut point. Puisque la politique du Premier ministre ne visait pas à créer des pôles de conflit entre les acteurs de la chaine du manuel scolaire. Les standards de la structure du prix du livre prévoient que le libraire reçoit 20% mais il faut que ce soit un vrai libraire. Un libraire professionnel qui exerce sur le long de l’année et qui s’acquitte de ses charges. La discussion achoppe entre les éditeurs et les libraires parce que les éditeurs se disent que beaucoup de libraires exercent le temps de la rentrée scolaire et ne peuvent pas être considérer comme des vrais professionnels.

Certains éditeurs ne veulent pas aborder cette question maintenant. Ils souhaitent faire réussir cette rentrée scolaire et ont concédé les 20%. D’autres disent : «nous vous soupçonnons d’être partie prenante de la gangrène de la contrefaçon du manuel scolaire ; c’est pourquoi, vous payer cash, on vous donne 15%. On ne peut aller à 20% qu’en fonction de la quantité que vous allez prendre. Parce que, cette quantité nous garantit que nous sortons de nos magasins une partie importante de notre stock. Mais si on vous donne 20% pour 10 exemplaires que vous venez prendre pour meubler votre vitrine, pour faire en sous mains et en arrière-boutique une activité de contrefaçon, nous nous sommes perdant ». Voilà un peu l’esprit et le fond du problème qui oppose les libraires et les éditeurs.

Est-ce que le Conseil d’agrément a une solution à ce problème ?
Le Conseil va interpeller les uns et les autres. Les libraires n’ont pas intérêt à bloquer la rentrée. Les éditeurs n’ont plus. Donc, nous allons continuer à interagir avec les uns et les autres, à créer des passerelles pour que les choses bougent. Nous croyons que d’ici au 25 août, au plus tard, nous aurons réglé ce petit détail.

Et que peut le Conseil d’agrément face à l’épineuse question de la contrefaçon du livre scolaire ?
Nous avons les moyens intellectuels et logistiques de régler ce problème. Il y a des pays ou le livre scolaire ne passe pas par les librairies. Nous sommes en train de réfléchir à ce mécanisme-là, au moins pour sécuriser partiellement le circuit du livre. Tous les établissements privés à économat peuvent être des points de ventes des livres. En plus, avec l’appui d’un certain nombre d’acteurs nous réfléchissons à comment amener le ministère du Commerce à prendre la vraie mesure du péril qui pèse sur la chaine du métier de l’édition afin qu’on envisage de sécuriser le circuit du livre scolaire.

Parce que si on ne le fait pas, c’est le découragement auprès des auteurs. Pour un livre de littérature qui entre au programme en classe de seconde où vous avez plus de 150 000 élèves, si vous ne vendez pas 20 000 exemplaires la première année, vous n’avez aucune chance les années d’après de vendre. Parce que les livres originaux de seconde main vont entrer en circulation, les ainés vont passer les livres à leurs cadets. Et comme désormais, un livre va durer au moins 6 ans au programme, il ne faudra pas que cela soit à pure perte pour les éditeurs et pour les auteurs. Voilà les enjeux.

A combien peut-on chiffrer le marché du livre scolaire aujourd’hui?
On n’a pas de données statistiques fiables. Peut-être que l’Institut national de la statistique devrait nous aider dans ce sens. Mais évidemment, on peut partir sur la base des effectifs de classe et faire un rapport de proportion. Si vous prenez 25% des effectifs de chaque classe de la maternelle en terminal qui ont la possibilité d’acheter les livres dans les deux sous système, vous voyez que ça se chiffre en milliards de francs, de nombreux milliards…

Interview réalisée par
Aboudi Ottou

Vente du manuel scolaire

La Campost pour contourner les libraires 

Dès le 25 août, les 292 livres au programme cette année dans les deux sous-systèmes (anglophone et francophone) seront vendus dans les 75 bureaux de poste disséminés à travers le pays. Un accord dans ce sens a été conclu le 16 août dernier entre la Cameroon Postal Services (Campost), HDCG Sarl (consortium des éditeurs nationaux et internationaux), la Société coopérative pour l’édition et la distribution de la presse au Cameroun (Cedipres Coop-CA) et le Conseil national de la jeunesse (CNJC). Après édition, Cedipres Coop-CA mettra les ouvrages à la disposition de la Campost. Par la suite, la société publique de postes se chargera d’acheminer et de commercialiser ces livres dans ses bureaux de postes à travers le pays. Le CNJC, pour sa part, fournira à la Campost 250 jeunes pour faire office d’hôtesses dans ses points de vente.

Le but visé est de rendre le manuel scolaire disponible, aux prix homologués, dans tous les coins et recoins du pays tout en contournant les librairies. Les libraires, qui ont accumulé des dettes importantes envers les éditeurs, sont aussi accusés de se livrer à des activités de contrefaçon du manuel scolaire. Cette option, tout en luttant contre la piraterie, permet par ailleurs à la poste d’accroitre son activité. Elle donne en plus l’occasion aux jeunes embauchés de gagner jusqu’à 150% de leurs frais d’université en deux mois d’activité.

Mélanie Bilo’o (stagiaire)

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