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Relance du barrage Bini a Warak: vers une nouvelle configuration du projet

Ledit projet intègre désormais un volet énergie solaire à l’initiative du britannique Savannah Energy PLC, 

L’entreprise britannique Savannah Energy PLC était porteuse d’une solution innovante au 9e Salon de l’entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé (PROMOTE 2024. Celle-ci est liée à l’exécution du contrat de construction d’un barrage hydroélectrique à Bini à Warak (région de l’Adamaoua) d’une capacité énergétique de 75 Megawatts (MW). Il s’agit d’une installation connexe à énergie solaire pour augmenter de 20 MW la production énergétique initiale. «Nous avons fait des études qui nous ont permis de faire une proposition à l’Etat du Cameroun le 29 décembre 2023. Le gouvernement camerounais à travers le ministre de l’Energie a marqué son accord. Nous sommes en train de finaliser cette proposition de sorte que les travaux qui avaient déjà commencé puissent se poursuivre», a signalé Joseph Pagop Noupoué le président du conseil d’administration de Savannah, en marge de l’ouverture officielle du pavillon du Royaume uni le 19 février 2024.

L’innovation de Savannah Energy PLC est consécutive à son entrée dans le projet le 20 avril 2023 après l’éjection du constructeur chinois Synohydro. La structure spécialisée dans les hydrocarbures s’est alors engagée à réaliser le chantier comme un projet d’électricité indépendant. Le cahier de charges à elle confié prévoit également  la poursuite des études de faisabilité,

Le chronogramme des activités convenu d’accord parties prévoyait alors la fin de la mobilisation des financements en 2024 et l’introduction des premiers mégawatts d’électricité dans le réseau nord camerounais à l’horizon 2027-2028. La nouvelle configuration du projet est susceptible d’induire des rallonges sur certains aspects du projet. Notamment sur la durée des travaux. «Si on fait de l’hydro et du solaire, les délais de livraison ne sont pas les mêmes. Le solaire aujourd’hui c’est une technologie qui est beaucoup plus maitrisée, qui peut aller beaucoup plus vite. Il n’est pas exclu que les constructions relatives à la partie solaire soit achevée beaucoup plus vite que la partie hydro. Et dans ce cas la première livraison d’électricité pourra se faire dans un timing plus rapprochée», souligne le PCA.

Il n’est pas possible pour l’instant de donner la structure des coûts du générés par l’introduction de la solution solaire. La seule informatique s’autorise pour l’instant à diffuser Joseph Pagop Noupoué se résume à cette simple phrase. «Le coût total est en train d’être validé», déclare-t-il. L’on se souvient toutefois que le montant initialement recherché pour cette infrastructure était de 303 millions de dollars (181 milliards FCFA). Le Cameroun avait connu un échec pour la mobilisation de sa quote part.

Louise Nsana

 

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