Réglementation des changes : premier rétropédalage de la Beac?

La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) va diluer le niveau d’ambition de sa réglementation de changes.

Dialogue franc entre la Cemac et les entreprises américaines execant dans le secteur extractif en Afrique centrale

Vu le scepticisme des opérateurs économiques étrangers exerçant dans le secteur extractif, la banque centrale de la Cemac va revoir certaines dispositions de son règlement très récemment adopté. Le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, a invité les opérateurs des industries extractives à identifier de manière plus claire et plus spécifique, les points qui les préoccupent en vue d’apporter les souplesses idoines permettant la mise en place de la réglementation, sans pour autant remettre en cause l’essence et les objectifs fondamentaux de cet instrument de politique de change.

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme économique et financier conclu avec les États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le Fonds monétaire international (FMI) a requis du regroupement régional, une réglementation de change révisée en vue de clarifier certaines obligations précises incombant aux agents économiques et aux banques, de renforcer les obligations de communication d’informations, d’élargir la portée des contrôles de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) et du secrétariat général de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), et d’adopter des sanctions plus réalistes et plus faciles à appliquer.

Toutefois, la Beac insiste «rien ne modifiera l’essence fondamentale de la réglementation nécessaire à la vitalité économique de la communauté, car c’est une ressource propre».

Zacharie Roger Mbarga

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