Regard du FMI sur les économies de la Cemac

En fin d’année 2017, après avoir passé en revue les économies de la sous-région, des responsables du Fonds monétaire international ont donné leurs avis. Verbatim.

En fin d’année 2017, après avoir passé en revue les économies de la sous-région, des responsables du Fonds monétaire international ont donné leurs avis. Verbatim.
Christine Lagarde, DG FMI.

CAMEROUN

«La performance du Cameroun dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) a été globalement satisfaisante. Les autorités restent pleinement attachées à l’assainissement budgétaire, et le budget 2018 est conforme aux objectifs du programme. Cependant, atteindre les objectifs de déficit peut être difficile dans le contexte de recettes plus faibles que prévu et de pressions sur les dépenses en 2018 et 2019. Pour atteindre les objectifs du programme, des efforts accrus pour élargir la base des recettes non pétrolières et mieux hiérarchiser les dépenses seront essentiels tout en préservant les dépenses sociales», Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI.

 

CONGO

« L’économie du Congo continue de subir les contrecoups de la baisse des prix du pétrole, d’une dette insoutenable et des faiblesses dans la gouvernance. Une récession plus profonde de l’économie non pétrolière en 2017 – avec une baisse de 9,2% – nuit aux segments les plus vulnérables de la population. L’ajustement budgétaire soutenu entrepris depuis 2015 a réduit les déséquilibres économiques, mais ces derniers restent toutefois importants du fait que les marges budgétaires du gouvernement sont presque épuisées. L’accumulation d’arriérés de l’État met en péril l’activité du secteur privé, contribuant aux pénuries de liquidités bancaires et compromettant la provision des services sociaux. La faiblesse des organismes de lutte contre la corruption et des statistiques limite la mise en œuvre des lois et règlements, et augmentent les vulnérabilités économiques », Abdoul Aziz Wane, chef de mission du FMI au Congo.

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GABON

«Les résultats obtenus par le Gabon dans le cadre du programme ont été globalement satisfaisants. Bien que situation économique demeure délicate, certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance descendante. En 2017, la production pétrolière sera vraisemblablement inférieure aux prévisions, d’où une légère révision à la baisse du taux de croissance, de 1 % à 0,8 %. Cependant l’activité dans les autres secteurs de l’économie se stabilise. La croissance devrait connaître un rebond en 2018 grâce au redressement des cours du pétrole, à la vigueur des autres matières premières et au renforcement de la confiance du secteur privé. », Tao Zhang, directeur général adjoint du FMI.

 

CENTRAFRIQUE

«La politique budgétaire suit globalement les objectifs fixés. Le budget de 2018 reste ancré sur l’objectif de solde primaire tout en prévoyant une augmentation des dépenses sociales et des investissements. Afin de pouvoir contribuer à cette augmentation, il sera essentiel de redoubler d’efforts dans la mobilisation de recettes intérieures, qui restent faibles. Compte tenu du risque élevé de surendettement que connaît le pays, il est primordial de continuer à faire appel aux dons et de limiter les emprunts, même à des conditions fortement concessionnelles. L’assistance disponible doit être efficacement mise au service de projets prioritaires capables de doper la croissance économique, de créer des emplois et de réduire la pauvreté. La solide mise en œuvre du programme d’investissement et du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix permettra d’élargir les perspectives économiques.», Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI.

 

Propos rassemblés par Aboudi Ottou

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