Réflexion sur la protection des consommateurs

Zone Cemac

Une réunion régionale sur la question s’est tenue la semaine dernière à Douala. Une réflexion régionale sur la promotion de la concurrence et la protection des consommateurs en Afrique centrale s’est tenue du 21 au 22 novembre 2017 dans la capitale économique camerounaise.

Réflexion sur la protection des consommateurs

Atour de la table les six Etats de la Cemac (Cameroun, Tchad, RCA, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale) et deux Etats CEEAC (République démocratique du Congo et Sao Tome et Principe). L’objectif principal de la rencontre est de développer et consolider le cadre juridique et institutionnel en vue de la promotion des politiques de concurrence et de protection des consommateurs en Afrique centrale.

Un constat majeur se dégage au cours de ces travaux que président Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre camerounais du Commerce (Mincommerce): il y a un manque d’une réelle politique de concurrence et de protection des consommateurs de l’Afrique centrale. Et pourtant, la région, comme tous les autres blocs régionaux, est engagée sur la voie de la zone de libre-échange continental (ZLEC). Dans ce contexte marqué par la globalisation, qui induit le renforcement de l’intégration régionale, «l’assainissement et l’amélioration de l’environnement des affaires apparaissent comme des déterminants pour attirer les investisseurs et promouvoir la croissance économique et le développement dans un pays ou une région donnés, tout en garantissant la protection des consommateurs», explique le Mincommerce.

Harmonisation

En réponse, Daniel Ona Ondo, qui effectuait à l’occasion sa première sortie officielle en tant que nouveau président de la Commission Cemac, indique qu’il est grand temps «d’implémenter des outils pour qu’on puisse avoir un cadre juridique et réglementaire au niveau de la sous-région». Le président de la Commission de la Cemac propose d’harmoniser les cadres existant et de former des gens qui sont appelés à appliquer cette politique. «Il faudrait éduquer les populations parce qu’elles ne connaissent pas souvent leurs droits», ajoute-t-il. Pour que les consommateurs ne se sentent pas abandonnés à eux-mêmes, la concurrence viendra ainsi jouer le rôle d’équilibre. «Quand on dit concurrence, il y a baisse de prix. Tout le monde y profite», conclut Daniel Ona Ondo.

Les travaux se sont déroulés sous les regards bien veillant d’Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), des représentants de l’Union européenne (UE) et d’autres partenaires internationaux.

Didier Ndengue

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