Réflexion sur le FCFA : le socle fragile des pays de la Cemac

C’est la résolution phare de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État de la Cemac. «Examinant spécifiquement la question monétaire, les chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de disposer d’une monnaie commune stable et forte.

Photo de famille des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cemac avec leurs invités spéciaux

Concernant particulièrement la coopération monétaire avec la France, portant sur le FCFA, ils ont décidé d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre et d’une nouvelle coopération monétaire. À cet effet, ils ont chargé la commission de la Cemac et la Beac de proposer dans des délais raisonnables, un schéma approprié conduisant à l’évolution de la monnaie commune». Il s’agit-là d’un dénouement dont personne ne maitrise les contours, mais qui provoque un émoi. Dans son allocution de clôture du sommet, le président en exercice de la Cemac, Paul Biya, indique que «s’agissant de notre politique monétaire, il y a toutefois lieu de rester flexible à toute proposition de réforme visant à consolider son action et à assurer les meilleures conditions pour une contribution efficace de la politique monétaire à un développement de la sous-région».

La situation économique et financière de la sous-région devrait ramener plus d’un à la réalité. D’après le rapport de surveillance multilatérale, pour ce qu’il est de la situation monétaire, elle s’est raffermie à fin décembre 2018, après une détérioration continue depuis l’avènement du choc pétrolier. Les avoirs extérieurs nets ont cru de 8,3% en 2018, après avoir reculé depuis 2013. Cette situation est essentiellement due à l’augmentation de la valeur des exportations pétrolières et l’afflux des appuis budgétaires découlant de la mise en œuvre des programmes des États membres avec le FMI. Les réserves en termes de couverture des importations de biens et services sont remontées à 2,6 mois à fin décembre 2018, après 2,4 mois à fin 2017 et au 31 décembre 2016. Le taux de couverture extérieure de la monnaie a crû pour s’établir à 61,4% à fin décembre 2018 après 57,5% au 31 décembre 2017.

Zacharie Roger Mbarga

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