La RDC s’estime « boudée » dans la CEEAC !

Les plénipotentiaires lors de la signature de l’accord de siège entre la RDC et la CEEAC.

À l’occasion de l’ouverture d’un bureau de représentation de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la République démocratique du Congo (RDC) a tenu à passer un message au top management de l’institution régionale. Léonard She Okitundu, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale du pays, a exprimé la gêne de Kinshasa face à son rôle trouble dans la conduite des affaires de la Communauté économique régionale (Cer).

Pour le chef de la diplomatie congolaise, la RDC attend à être régulièrement tenue informée sur les activités de la CEEAC, afin qu’elle accompagne les administrations en charge de la mise en œuvre des projets communautaires. En d’autres termes, le gouvernement de la RDC attend une chose: que le bureau de la CEEAC serve de courroie de transmission entre les deux parties, afin que le pays soit davantage impliqué tous azimuts dans le suivi de la mise en œuvre des projets, programmes et politiques de la Communauté retenus pour le compte de la RDC.

Accord de siège
Alors que les deux parties matérialisaient l’accord de siège pour l’établissement du bureau, le vice-premier ministre a fait valoir qu’avec l’ouverture de ce bureau à Kinshasa, la RDC croit désormais que la CEEAC a résolument opté pour soutenir les efforts de démocratisation.

Pour sa part, le secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-mi, a remercié les autorités et le peuple congolais pour la générosité avec laquelle l’accord de siège a été négocié. Mais aussi pour l’accréditation de Théodore Njikam en qualité de chef de bureau de la CEEAC. De ses propos, «la RDC l’a fait, non pas comme une simple partie, mais comme une partie prenante».

Zacharie Roger Mbarga

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