RDC : l’Union Africaine invite au respect du droit

Par la voix du président de la Commission, l’institution continentale engage les différents acteurs à rester légaux dans la suite des opérations électorales.

 

Le dénouement provisoire des élections générales et du scrutin présidentiel en particulier est un facteur de crise en République démocratique du Congo (RDC). Ni le camp du parti au pouvoir, encore celui de l’opposition la plus acerbe n’ont remporté le scrutin le plus disputé : l’élection présidentielle.

 

Et même si les tendances confirment une nette majorité à l’Assemblée Nationale pour la coalition au pouvoir, la perte de la fonction suprême fait craindre une radicalisation du camp au pouvoir.

 

Eu égard à cette appréciation, la déclaration de Moussa Faki Mahamat invite « tous les acteurs concernés » à « agir de façon à consolider la démocratie et à préserver la paix dans le pays ».

 

Contestations

 

Plusieurs contestations ou remises en cause des résultats tels que formulés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ont déjà été formulées. La conférence épiscopale l’a déjà fait valoir. Les évêques prennent « acte des résultats de la CENI mais notent qu’ils ne correspondent pas aux données en possession de l’Église ». La France par la voix de son ministre des Affaires Étrangères à elle aussi mis en doute la sincérité de ce scrutin.

 

Après avoir qualifié les résultats de la commission électorale indépendante de « putsch électoral », Martin Fayulu, donné deuxième alors qu’il revendique une victoire avec 61% des voix, a annoncé qu’il va saisir la Cour constitutionnelle afin d’exiger le « recomptage des voix ». « Nous irons demain samedi à la Cour constitutionnelle pour exiger le recomptage des voix » a-t-il clamé lors d’un meeting devant ses partisans le 11 janvier dernier.

 

Une démarche qui rejoint les exhortations du top management de l’UA dans sa déclaration. Moussa Faki Mahamat déclare « dans ce contexte, il est important que toute contestation des résultats proclamés, notamment celle portant sur leur non-conformité avec la vérité des urnes, se fasse pacifiquement, par le recours aux procédures prévues par les textes en vigueur et le dialogue politique entre toutes les parties prenantes ».

 

Au demeurant, les chantiers de la réconciliation en RDC sont titanesques. Aussi indique-t-il : « la situation en République Démocratique du Congo exige, quelle que soit l’issue définitive des élections, la recherche d’un véritable consensus national fondé sur le respect des principes démocratiques et des droits de l’homme, ainsi que sur la préservation et la consolidation de la paix ».

Zacharie Roger Mbarga

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