La RCA cherche sa rédemption à Khartoum

Dans le cadre de l’initiative africaine de paix pilotée par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et l’Union africaine (UA), la capitale soudanaise a accueilli l’ultime étape de la réconciliation en République centrafricaine (RCA).

Une attitude des négociations restreintes entre le G5 et le gouvernement centrafricain

u 24 au 28 janvier 2019, le gouvernement et 14 groupes armés ont discuté des possibilités d’un accord politique en vue de faire cesser les hostilités de manière pérenne en RCA. Ainsi, autour de la table, se trouvaient également l’UA, la CEEAC, l’ONU, l’Union européenne, la Minusca, les États-Unis et bien d’autres partenaires.

Dissensions
Ce dialogue est miné par des désaccords et menaces de non-aboutissement. Le mercredi 23 janvier dernier, veille du démarrage de la rencontre, Patrice-Édouard Ngaïssona, le leader de la milice à majorité chrétienne (anti-balaka), arrêté en France il y a un peu plus d’un mois, a été extradé à la Cour pénale internationale. Il y sera jugé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Or, l’une des exigences des rebelles pour la poursuite des négociations a toujours été la remise en liberté de l’ensemble des personnes détenues, notamment les chefs de milices.

Le gouvernement pour sa part estime qu’il ne peut y avoir d’impunité, même en cas de recherche de la réconciliation. Car c’est la vérité et la justice qui conduisent à la réconciliation. La CEEAC, l’Union africaine et l’Unoca se disent toutefois « confiants » selon les termes de Smaïl Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine.

 

Zacharie Roger Mbarga

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