RCA: la CEEAC, optimiste sur l’accord de Khartoum

Après près d’une semaine de négociation dans la capitale soudanaise entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes rebelles, la Centrafrique a obtenu son accord de paix. Sous la facilitation de l’Union africaine et de la CEEAC, l’accord politique pour la paix et la réconciliation a été signé dans la capitale centrafricaine le 6 février dernier. 

Faus tin Archange Touadéra signant l’accord de Paix

L’accord prévoit «la dissolution intégrale des groupes armés sur toute l’étendue du territoire national». Les 14 groupes armés, qui contrôlent 80 % du territoire et combattent pour le contrôle des immenses ressources de la Centrafrique, s’engagent à «participer pleinement» au processus DDR de désarmement et à «bannir toute velléité d’accession ou de conservation du pouvoir par la force». Les parties cocontractantes sont également appelées à «mettre en place des unités mixtes» Faca-Minusca-Groupes armés.

Ce dénouement qui a incité la réaction suivante du secrétaire général de la CEEAC. «La CEEAC, acteur discret durant les négociations, aux côtés de l’Union africaine, se félicite de ce succès. Oui, on peut dire que c’est un grand jour pour la RCA, qui peut compter sur le soutien de la région», indique Ahmad Allam-Mi.

Il ne reste plus qu’à espérer que ce huitième accord, depuis le retour à une quiétude relative à Bangui, pourra être intégralement mis en œuvre et respecté par ses signataires. Depuis 2012, les sept précédents accords de paix n’ont jamais été respectés, échouant à enrayer les violences persistantes.

Zacharie Roger Mbarga

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