RCA : les attaques de Bambari mettent en sursis le retour de l’autorité de l’Etat

Bambari, ville symbole de l’autorité (retrouvée) de l’Etat centrafricain, a été la cible d’attaques meurtrières les 14 et 15 mai dernier.

Des sources médicales ont dénombré 13 victimes dont 7 blessés et 6 personnes tuées. Un gendarme compte parmi les tués. Il s’ajoute à ce bilan la mise à sac des bureaux de trois ONG, d’un commissariat de police, d’une brigade de gendarmerie et d’un entrepôt. Quinze mois après le départ des groupes armés de la ville, les récentes violences viennent doucher la construction de confiance autour de cette ville de la préfecture de l’Ouaka (centre de la Centrafrique).

Le porte-parole des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), Vladimir Monteiro, en parle à ces termes: «Bambari n’est pas tombée et nous n’allons pas laisser cette ville symbole du retour de l’autorité de l’Etat, entre les mains de groupes armés». La situation reste toutefois très tendue car des centaines de personnes ont fui ces combats pour se réfugier de l’autre côté du fleuve Ouaka qui sépare la ville en deux.

Assaillants
Ce sont de nombreux éléments lourdement armés qui sont entrés dans Bambari. Ces individus sont présumés affiliés au mouvement Unité et la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass. Le porte-parole du groupe armé a tout de suite démenti de cette information. Le porte-parole a indiqué que la Minusca mènera des enquêtes internes sur le mouvement.

Selon la Minusca, les attaques de Bambari faisaient suite à «des rumeurs de meurtres sur fond de division communautaire» dans la ville. Ce qui laisse planer la possibilité de justice populaire ainsi que des actes de représailles. De son côté, le porte-parole de la force onusienne, le Major Séraphin Embondza, déclare que les Casques bleus sont en alerte dans toutes leurs zones de déploiement, afin d’apporter assistance à la population.

ZRM

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