Prudence de mise pour les banques de la CEMAC

Le secteur bancaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) n’est pas épargné par la pandémie de coronavirus.

Pressentant alors les difficultés de gestion des banques commerciales, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a invité les acteurs du secteur à plus de prudence. Selon l’institution de contrôle de l’activité bancaire dans l’espace CEMAC, «l’impact de cette crise sanitaire mondiale, bien que difficile à déterminer en termes d’ampleur et de durée, affectera la capacité de remboursement de plusieurs débiteurs. Ceci avec pour corollaire la dégradation de la qualité des portefeuilles de crédits et partant, de la rentabilité des établissements».

Fort de ce constat et face au risque élevé de restructuration des prêts accordés aux entreprises appartenant à des secteurs fortement affectés par la crise, la COBAC en appelle au respect des normes prudentielles. «Une prudence doit être observée en cas de restructuration. Surtout que la restructuration consisterait à renégocier les conditions de leur octroi (échéance, taux d’intérêt, commissions) et à discuter de moratoires et de périodes de grâce», prévient alors l’institution communautaire.

Le secteur bancaire est donc concrètement invité à ne pas assouplir les procédures d’octroi des crédits. Face aux entreprises en difficulté, «il doit observer une gestion transparente et prudente des risques, en tenant compte notamment de la capacité réelle de remboursement du débiteur», précise la COBAC. En tout état de cause, a fait savoir l’institution, «les financements supplémentaires ou l’octroi de nouveaux crédits ne pourront faire partie de la restructuration des prêts qu’à cette condition».

 

TAA

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