Projets intégrateurs de la Cemac: Paris prend de vitesse Bruxelles

Les projets intégrateurs de la Cemac viennent de connaitre un rebondissement. Alors que Bruxelles se prépare à accueillir en décembre prochain une table ronde des investisseurs, c’est le moment que choisit la Commission de la Cemac pour faire une annonce étonnante.

Sur sa page Facebook officielle ce 8 octobre à 17 heures, il est écrit, bien en évidence: «Projets intégrateurs Cemac: 16 et 17 novembre 2020 — Paris». Cette annonce, surprenante à plus d’un titre, est même surmontée d’une autre qui indique sans plus de précisions: «en droite ligne avec l’organisation de la table ronde des donateurs et pour une meilleure connaissance des projets intégrateurs de la Cemac, nous vous invitons à visiter notre site internet».

De prime abord, on peut penser que la campagne parisienne de la Commission de la Cemac et du Programme des réformes économiques et financières de la sous-région (Pref-Cemac) a porté ses fruits. En effet, présent dans la capitale française dans le cadre du forum Paris Infraweek, tenu du 5 au 9 octobre dernier, Daniel Ona Ondo en a profité pour s’entretenir avec les médias français. Le dirigeant a, pour ainsi dire, «inviter les investisseurs à financer les 12 projets intégrateurs dont l’impact pour le développement de la zone est avéré, afin que les investisseurs de la métropole accompagnent cet ambitieux plan de développement économique», fait savoir un communiqué de l’institution.

De son côté, le président du Copil Pref-Cemac a également été actif. En prenant aussi part au panel de discussion, Gilbert Ondongo a également mis un point d’honneur à présenter les projets intégrateurs dans leurs spécificités. Les investisseurs français savent désormais que ces douze projets sont «prioritaires dans les domaines des infrastructures, des réseaux de communication, de l’énergie et du capital humain. Ils nécessitent 4 milliards d’euros, sachant qu’un milliard a déjà été mobilisé par les États membres et les bailleurs de fonds traditionnels», apprend-on aussi d’un communiqué de la Commission.

Une chose est certaine, c’est qu’au bout du compte, «le patronat francophone a manifesté son intérêt à financer les projets intégrateurs de la Cemac», renseigne d’ailleurs la page Facebook officielle de la Commission. Par contre, ce qui reste incertain c’est de savoir si Paris ne sera qu’une escale ou finalement le terminus.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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