Processus électoral au Cameroun : L’engagement des jeunes au cœur d’un atelier

La session tenue à l’initiative de Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) du 9 au 11 janvier dernier à Yaoundé, visait à arrêter une stratégie de veille citoyenne.

Les Camerounais vivent au rythme du double scrutin législatif et municipal du 9 février prochain depuis la convocation du corps électoral par le président de la République le 10 novembre dernier. Dans la perspective de susciter encore davantage l’intérêt des jeunes pour la chose politique et de les sensibiliser sur leur droit à prendre part aux affaires publiques, DMJ en partenariat avec ABODAH a organisé du 9 au 11 janvier dernier un atelier de formation. La session qui en était à sa deuxième édition, a réuni à Mendong, à Yaoundé, une trentaine de jeunes. Elle portait notamment sur «la responsabilité démocratique et la participation raisonnée aux processus électoraux». S’adressant aux participants sur l’opportunité et le bien-fondé de l’atelier, Caroline Claire Yankep, présidente de DMJ, a indiqué que la tenue de la session en cette veille d’élections locales avait pour but de «permettre de bien suivre les processus de ces élections, mais aussi de veiller à ce que les élus qui en sortiront assument effectivement leurs responsabilités en tant que pouvoir et leur devoir de rendre compte».

Profils
Le contexte électoral n’est toutefois pas le seul à justifier l’organisation d’un tel atelier. Selon la Dynamique mondiale des jeunes, «la multiplicité des crises socio-politiques que traverse le Cameroun est révélatrice d’une crise de confiance des citoyens à l’égard des institutions de la République et des personnes qui les animent». S’agissant précisément de la tranche de la population camerounaise constituée des jeunes, «ces crises révèlent aussi une certaine frustration et la hâte de prendre la relève ou leur place dans les différents lieux d’exercice du pouvoir».

La formation s’est déroulée sous un double format magistral et participatif. Grâce aux exposés et discussions en plénière avec des experts, responsables de DMJ, ABODAH et de quelques conseillers municipaux, la trentaine de participants présents a été édifiée sur les subtilités du code électoral. Pendant trois jours, les candidats retenus ont en outre été formés à l’analyse du rôle et de l’action des conseillers municipaux, à l’examen du fonctionnement d’une commune et à dresser le profil d’un bon candidat aux prochaines élections. A l’issue de cette deuxième session en somme, une soixantaine de jeunes dont 30% de filles, sont désormais capables entre autres compétences, de déceler et relever les violations pouvant survenir pendant les processus électoraux à venir. Ce sont autant d’atouts pour garantir au matin du 9 février prochain, que le double scrutin législatif et municipal soit libre, démocratique et transparent.

Théodore Ayissi Ayissi (Stagiaire)

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