Les priorités du nouveau président de la Commission de la CEEAC

«Chaque génération doit découvrir sa mission, la remplir ou la trahir». Cette pensée de Frantz Fanon constitue une vraie source d’inspiration pour l’Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo.

Le président de la toute nouvelle Commission de la CEEAC a en effet une très bonne compréhension des missions qui sont les siennes et entend bien les accomplir au cours de son mandat. Et c’est au cours de la cérémonie de passation de service, le 1er septembre dernier à Libreville, que le responsable communautaire s’est voulu plus précis sur ce qui constituera son cheval de bataille. À cette occasion, le nouveau dirigeant n’a, par exemple, pas caché son intention «d’impulser une nouvelle dynamique au sein de la Communauté».

De façon concrète, le président de la Commission se propose, avec l’appui de son équipe, «d’élever l’Afrique centrale au niveau de la richesse des populations et des ressources naturelles qu’elle possède», a-t-il fait savoir. En misant ainsi sur la valorisation du potentiel de la sous-région, Gilberto Da Piedade Verissimo projette en réalité «de donner aussi à l’Afrique centrale un sentiment de compétitivité qui la présente comme une destination attrayante à la fois pour ses habitants, et en particulier pour les jeunes, ainsi que pour ceux qui veulent s’engager dans les affaires ou s’y établir», a également détaillé le président de la Commission. Et c’est pour donner le ton que le dirigeant a prescrit à ses collaborateurs et au personnel «d’oublier le passé porteur des germes d’erreurs à ne plus répéter afin de vivre le présent; et de se préoccuper du futur, afin de bâtir un avenir radieux de la sous-région.

En prêtant serment le 31 aout dernier devant le président en exercice de la CEEAC, Ali Bongo Ondimba, Gilberto Da Piedade Verissimo avait déjà pris un certain nombre d’engagements. Entre autres exigences, il s’était aussi obligé «au respect scrupuleux de la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption et le problème de conflit d’intérêts, et à la transparence dans la gestion». Mais le dirigeant devra aussi songer à inscrire dans son agenda «le reversement des cadres et agents administratifs dans le nouveau statut du personnel, pour une longue carrière au sein de la CEEAC rénovée et renforcée», selon le souhait d’Ahmad Allam-Mi, l’ancien secrétaire général de la CEEAC.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *