Prévisions météo au Cameroun : le système d’alerte s’arrime aux TIC

Pour le gouvernement, le but principal est de renforcer la collecte et la fourniture des données et informations, en vue de réduire substantiellement les effets négatifs des catastrophes d’origine météorologique en utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Le personnel du Minpostel et son contemplant les nouveaux équipements

Selon le mode de prévision classique, depuis longtemps en application au Cameroun, les prévisionnistes établissaient des bulletins météo sous forme de texte présentant les éléments du temps. Désormais, grâce aux TIC, l’exploitation de ces données par des spécialistes se fera par le truchement d’un suivi efficace des phénomènes météorologiques. Bref, selon Mme Minette Libom Li Likeng, l’instant d’amélioration de la qualité des internautes interrogés émis à l’attention du grand public a sonné au Cameroun.

Jeudi 22 décembre 2022, des équipements technologiques et applications numériques relatifs à la modernisation de la météorologie ont été rétrocédés au ministère des Transports. Intégré dans la nouvelle station de radiosondage de Yaoundé ville à Ekounou, ce package de dernière génération répond à un besoin : renforce la collecte et la fourniture des données et informations météorologiques, en vue de réduire potentiellement les effets négatifs des catastrophes d’origine météorologique en utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication. De manière pratique, a indiqué le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), le but est multiple.

« Il s’agit, a énoncé Mme Minette Libom Li Likeng, de disposer d’un système national moderne de collecte et de traitement des données météorologiques ; d’optimiser la production des informations et l’utilisation de qualité en vue de l’assistance météorologique aux secteurs socio-économiques tributaires du temps et du climat (protection civile, agriculture, travaux publics, transport, santé, aménagement du territoire, gestion des ressources en eau, énergie, tourisme…) ; d’améliorer la diffusion des informations et des espions météorologiques, en vue de l’établissement de véritables systèmes d’alertes précoces, pour un développement durable et résilient».

Précisément…
En effet, grâce aux TIC : les données météorologiques seront mieux transférées sur l’ensemble du territoire national et émises à la Direction de la Météorologie 6 Nationale. Les informations météorologiques produites à base de données seront disponibles sur les plateformes numériques de diffusion. Ces informations seront accessibles pour la protection civile, l’agriculture, l’élevage, la gestion des ressources en eau, les travaux publics, le tourisme, les transports, l’aménagement du territoire et bien d’autres secteurs.

Il est à relever que le chantier de la station de radiosondage de Yaoundé ville a été conduit par deux entreprises nationales à savoir la société AFREETECH, en charge de la réalisation et le cabinet Développement Business Service, en ce qui concerne la maîtrise d’œuvre. À en croire la Minpostel, le gouvernement envisage de mener d’autres activités (acquisition et installation des équipements météorologiques à savoir 06 stations automatiques synoptiques destinées à Yaoundé-ville, Batouri, Guider, Koundja, Ebolowa, Tiko ainsi qu’une station de radiosondage – l’analyse, la modélisation, la conception et le développement de 4 applications informatiques de gestion des données et de diffusion des informations météorologiques, ainsi qu’une interface Web ; – la formation des personnels chargés de l’exploitation et de la maintenance des équipements météorologiques ainsi que l’administration des applications informatiques). Le tout sur le financement du Fonds Spécial des Télécommunications.

 

Jean René Amougou

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