Postes et Télécommunications : Finie la concurrence déloyale

À Yaoundé le 20 juillet 2020, l’instance en charge de ce domaine a promis un traitement équitable à toutes entreprises de ce secteur.

La Minspostel veille

Discuter des problématiques liées au secteur des postes et télécommunications, donner un nouvel élan à la plateforme et poser les jalons essentiels en vue de l’amélioration de la régulation dans  cette sphère. Tels sont les objectifs qui ont régi la session extraordinaire du Cercle de Concertation permanente public-privé du Secteur des Postes, Télécommunications et TIC (CPPT). Autour de la table, le gouvernement, le secteur privé, la société civile et autres.

Selon Minette Libom Li Likeng, la concurrence déloyale a élu domicile dans ce secteur d’activités depuis des années. Pour inverser la tendance, il était important de ramener les acteurs autour d’une table, pour établir «des règles équitables, efficaces et transparentes ». L’objectif étant d’accorder aux entreprises un environnement favorable à leur épanouissement. Ainsi, les débats du 20 juillet 2020 ont été placés sous le thème « les atouts de l’environnement des affaires au Cameroun, pour garantir une saine concurrence dans le secteur des communications électroniques ». De ces échanges houleux, l’on retient que toutes les entreprises sont astreintes aux mêmes conditions sur le marché commun.

Équité

Pour le cas des opérateurs de téléphonie mobile, aucune faveur ne sera accordée à une entreprise plutôt qu’à une autre, a relevé le patron des postes et télécommunications. C’est précisément le cas de la Cameroon Telecommunication (Camtel). «Pour ce qui est de CAMTEL, il s’agit, tout  en préservant les acquis de l’opérateur public, de s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus de position dominante et garantir un accès au marché, à des conditions équitables, conformément à la réglementation en vigueur… CAMTEL doit se comporter en opérateur de service comme les autres, et se doit de faire face à la concurrence.» Et, la Minpostel ne va pas lésiner sur le rôle qui est le sien. Elle a promis de «veiller à l’aménagement d’un environnement des affaires aussi sain que possible, en jouant son rôle de régulateur et de facilitateur pour favoriser le développement harmonieux des activités des opérateurs privés en vue du développement économique », a-t-elle expliqué.

À cet effet, un cadre législatif et réglementaire révisé, a été mis en place depuis 2010. Il préconise l’amélioration de la gouvernance du secteur à travers le renforcement des missions des régulateurs (ART et ANTIC); les conventions de concession de téléphonie mobile (MTN, ORANGE, VIETTEL), ainsi que le renouvellement des concessions des opérateurs MTN Cameroon et Orange Cameroun en 2015, avec extension de leurs périmètres, à la fourniture des services de communications électroniques mobiles de troisième (3G) et de quatrième génération (4G) ; la signature des avenants aux conventions de concession MTN et ORANGE en 2018, avec pour but de préserver les intérêts de l’État, d’une part, et d’autre part, d’intégrer dans le document de concession, les obligations de qualité de service et d’expérience ainsi que les indicateurs de couverture du réseau 4G ; la promotion d’un dialogue permanent entre l’État et les milieux d’affaires, et la société civile dans le secteur des Postes et Télécommunications.

Joseph Julien Ondoua Owona, stagiaire

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