Positionnement: Le Maroc aujourd’hui

Puissance financière et écologique de classe internationale, le Royaume chérifien est, depuis peu, la capitale mondiale des migrations. Il est en plus un centre culturel et touristique futuriste très envié. 

Le positionnement géostratégique du Maroc dans le monde n’a pas connu de rupture depuis la fin des années 2000. Après l’ouverture économique marquée par le partenariat euro-méditerranéen avec l’Union européenne (UE), qui lui vaut un statut de membre – observateur de l’UE, le pays a rejoint l’Accord de libre-échange européen et en a signé plusieurs autres. Aujourd’hui, le «made in Morocco» est florissant sur l’ensemble du vieux continent. Un ancrage géoéconomique consolidée par l’installation des firmes de renom en terre marocaine, notamment Renault (depuis 2002 et en extension), Peugeot (2019) et Citic Dicastal (2019) dans le secteur de l’automobile. Boeing et Bombardier dans l’aéronautique. La Chine s’implante aussi de façon considérable au Maroc. Un projet de «ville industrielle» est en cours au nord de Tanger. Il devra accueillir quelque 200 compagnies chinoises opérant dans la construction automobile, l’industrie aéronautique ou encore le textile.

Géopolitique

En l’espace de deux années, Marrakech, ville touristique, accueille deux grandes plateformes planétaires. Après la Cop22 en 2016, voici le Pacte mondial pour des migrations sûres. En décembre prochain, le monde entier a rendez-vous à la Médina pour entériner la boussole onusienne des migrations rentables. L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi 20 juillet dernier à New York, le texte final du pacte. Le Pacte mondial sur la migration vise à donner au monde une «approche globale pour optimiser les avantages de la migration».

Le Maroc consolide ainsi sa position de capitale mondiale des conventions internationales. En 2016, Rabat avait réussi à faire adopter l’initiative AAA (Adapter l’Agriculture Africaine aux changements climatiques). Elle vise à capitaliser le financement de la coopération Sud-Sud pour réduire la vulnérabilité de l’agriculture africaine. La Banque Africaine de développement avait à cet effet annoncé un investissement de 24 milliards USD au cours des dix prochaines années.

Géostratégie

Le déploiement géostratégique du Maroc est illustré par les questions frontalières, le conflit palestinien et les injustices du football international. Les enclaves territoriales en «dispute» ont très souvent été représentées comme une source de fragilité. Désormais, elles constituent le pédigrée de la diplomatie marocaine : offensive décomplexée et pragmatique. Les villes de Ceuta et Melilla, situées physiquement sur le territoire marocain, demeurent espagnoles. Et le conflit est en suspens.

Sur le Sahara, le pays a récemment remporté deux victoires. La première, c’est la résolution 2414 du Conseil de sécurité de l’Onu. Cette résolution, qui prolonge de six mois le mandat de la mission onusienne d’observation du cessez-le-feu entre Maroc et Front Polisario, appelle les parties à reprendre des «négociations sans pré-conditions» afin de parvenir à une «solution politique mutuellement acceptable». Ce qui s’identifie à la solution politique préconisée par le Maroc, à savoir une autonomie sous contrôle. La seconde, c’est la reconnaissance indirecte de l’UE de la souveraineté du Royaume chérifien sur le Sahara. Il y a quelques jours, Bruxelles et Rabat ont en effet signé un accord de pêche sur les eaux du Sahara. Pour l’UE, ces eaux sont marocaines.

En football, le Maroc subit toujours les injustices du football business. L’organisation du mondial 2026 confiée au trio nord-américain obéit à cela. Cette cinquième tentative infructueuse du Royaume chérifien a permis de mettre en lumière les réalisations infrastructurelles consenties par le pays depuis de nombreuses années.

Longtemps confinée à l’expression du folklore local, dans la tradition arabo-musulmane, l’économie culturelle a pris un nouveau tournant depuis le début des années 2000. Le Souverain Mohammed VI, grand amateur d’art, y joue un rôle de premier plan. Il incite à la création, en 2006, de la Fondation Hiba, pour promouvoir le développement artistique. Le Roi lui-même subventionne des artistes et des événements. En 2011, le Souverain lance le Festival international du film de Marrakech. Aujourd’hui, le « Marrakech du rire » est un autre rendez-vous culte.

Le tourisme s’en retrouve impacté. Avec une capacité litière de 251 206 lits et un parc hôtelier constitué à 49% d’hôtels trois étoiles, quatre étoiles et cinq étoiles, le Maroc a accueilli 11,35 millions de touristes en 2017. Ce secteur représente 11% du PIB avec 532 000 emplois directs en 2017 (5% de l’emploi national).

Zacharie Roger Mbarga

Au carrefour de l’Europe et de l’Afrique, le Maroc bénéficie d’une position géographique sur la méditerranée qui accélère son ouverture internationale entamée dès 1996. De l’océan pacifique à l’océan indien, des accords de libre-échange sont signés avec 55 pays dont l’Union européenne, les Etats-Unis, la ligue Arabe et les Emirats arabes unis. Avec une croissance annuelle moyenne de 5 % entre 2008 et 2013, le Royaume chérifien fait un bond en avant qui le place sur la voie des pays émergents. En 2015, le pays fait une remontée de 16 places dans le classement Doing business de la Banque mondiale. Il passe ainsi de la 87ème place pour la 71ème.
Le Royaume chérifien est aussi une destination culturelle et touristique moderne. Le palais Badii et son évènement culte le «Marrakech du rire» ou le Grand Prix WTCC de Marrakech sont autant d’évènements qui consolident l’attractivité du pays. La carte hôtelière et sanitaire ou la prolifération des aires de jeu font également du Maroc un candidat sérieux aux grands-messes sportives internationales.
François Bost, spécialiste de géographie économique et de géopolitique, met le pays de Mohammed VI dans la short list des «fauves africains», par analogie aux «quatre dragons» et «bébés tigres» d’Asie ou des «pumas» d’Amérique du Sud. En effet, le Maroc est entré dans les vêtements d’un géant. Et sur le continent, le pays est aujourd’hui le plus grand investisseur africain en Afrique subsaharienne, notamment en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale. A l’occasion de la célébration ce 30 juillet de la fête du Trône, le journal Intégration vous présente le Royaume chérifien dans ses différentes mutations. 

Maroc en Afrique: le hub eurafricain

La réintégration du Maroc à l’Union africaine a été le parachèvement d’une dynamique d’investissement sur l’Afrique subsaharienne. Puissance industrielle, scientifique, financière et militaire, le Royaume chérifien fait de la coopération Sud-Sud la nouvelle vision de son positionnement.

46 visites effectuées dans 25 pays africains. Voilà le fondement de l’image de grand pèlerin en Afrique subsaharienne qui colle depuis peu au Roi Mohammed VI. Cette odyssée est au service d’une vision africaine basée sur le co-développement et la coprospérité. «Ma vision de la coopération Sud-Sud est claire et constante: mon pays partage ce qu’il a, sans ostentation. Dans le cadre d’une collaboration éclairée, le Maroc, acteur économique de premier plan en Afrique, deviendra un moteur de l’expansion commune», précise Mohammed VI lors du sommet de la réintégration à l’Union Africaine (UA) le 31 janvier 2017.

La conviction du Roi est que «c’est à l’Afrique que le Royaume cherche à donner le leadership». Le retour du Maroc au sein de l’UA se situe dans une logique de renforcement du poids géopolitique du continent dans un contexte mondial multipolaire, caractérisé par l’essoufflement du multilatéralisme. Dans la foulée, son adhésion à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédeao) vise à faire de cette communauté économique régionale le moteur géoéconomique du continent. Amel Chevreau, directrice des études et coordinatrice de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen, et Emmanuel Dupuy, président de l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE), décrivent le Maroc comme un véritable «hub eurafricain».

La construction du Gazoduc entre le Nigéria et le Maroc permettra d’acheminer le gaz des pays producteurs vers l’Europe. Ce projet va renforcer le marché régional de l’électricité. Et améliorer le développement industriel, la compétitivité économique et le développement social. Un projet qui résume en lui tout seul toute la philosophie actuelle de développement du Royaume: «le Maroc est un arbre dont les racines sont en Afrique et le feuillage en Europe», avait prédit le regretté Roi Hassan II.

Investissements

Les résultats de cette politique sont déjà plus que visibles. En moins de dix ans, la part de l’Afrique subsaharienne dans les exportations est passée du simple au double. De 3,5 % en 2008, elle a été de 7% en 2016. Avec 17,5 milliards de dirhams d’investissements directs étrangers (IDE) sur la période 2008-2015, le Royaume est le deuxième investisseur africain sur le continent. A en croire Abdou Diop, président de la Commission Afrique de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), 4 milliards de dirhams (357 millions d’euros) d’engagements d’investissements des entreprises marocaines à destination des pays africains sont déjà prévus sur les années à venir. Dans cette lancée, l’Afrique arrive en tête avec 10,20 milliards d’exportations marocaines dans la région.

En janvier 2018, l’UA a organisé un vernissage sur la contribution du Maroc aux opérations de la paix en Afrique. Pendant plus de 50 années durant, le pays de Mohammed VI a mobilisé plus de 51.000 Casques bleus marocains dans cinq missions de maintien de la paix de l’Onu en Afrique (Congo, Somalie, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire et République Centrafricaine). En outre, 11 hôpitaux médico-chirurgicaux de campagne ont été déployés dans 10 pays du continent et ont assuré plus de 530.000 prestations médicales au profit des populations locales. Le Maroc, consolidant son soutien et son action en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique, reste engagé aujourd’hui dans deux pays, précisément la République démocratique du Congo (depuis 2001) et la République Centrafricaine (depuis 2013), totalisant depuis le début de son déploiement un effectif de plus de 28.000 Casques bleus.

Migrations

Au 28ème sommet de l’UA, Mohammed VI a été désigné leader sur la question des migrations, en charge de la réflexion sur l’agenda africain des migrations. «Le 21ème siècle sera celui des grands brassages. Ce constat de bon sens nous interdit de donner toute tournure idéologique, passionnelle, voire xénophobe aux discours sur la migration», estimait-il au sommet UA-UE d’Abidjan. La politique migratoire du royaume s’articule autour des valeurs d’humanisme, symbolisées notamment par plusieurs opérations de régularisation des sans-papiers en terre marocaine. Les personnes naturalisées connaissent les mêmes droits et devoirs que leurs compatriotes plus anciens. Un accent particulier est mis sur la préservation des unions mixtes, composées de marocains et de conjoints subsahariens.

Le pays est également parmi les leaders de la mobilité estudiantine sur le continent. Selon l’Agence marocaine de coopération internationale (Amci), le pays de Mohammed VI accueille dans ses établissements d’enseignement supérieur environ 18 000 étudiants issus de 44 pays d’Afrique subsaharienne.

Zacharie Roger Mbarga

Maroc en Afrique centrale

Une présence et des perspectives 

En Afrique centrale, le Maroc jouit d’un ancrage diplomatique solide. Ce qui lui permet un déploiement économique serein et ambitieux.

 

Le Roi du Maroc, Mohammed VI… l’Africain

Dans les colonnes du journal français Le Monde, la directrice des études et coordinatrice de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen, et le président de l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE) soulignent que le Royaume chérifien «est le premier investisseur africain dans les zones de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), dont les volumes d’échanges commerciaux ont doublé en quatre ans».

En tant qu’actionnaire, le Maroc détient 3% du capital de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC). Signée en janvier 2017, la prise de participation s’élève à 4 millions de dollars (Soit plus de 2,2 milliards de francs CFA). Cet achat des parts de la banque d’investissement sous régionale fait du Maroc un contributeur à la réalisation des projets intégrateurs. Techniquement, la présence marocaine au conseil d’administration de la BDEAC renforce la crédibilité de l’institution et améliore sa signature sur le marché de la finance. Notamment en ce qui concerne les levées de fonds et emprunts bancaires. Rabat accompagne aussi le processus d’opérationnalisation du fonds bleu pour le bassin du Congo.

Lors de sa récente visite à Mèknes, le président de la Commission de la Cemac a encouragé les investisseurs marocains à accroitre leurs investissements dans les pays de sa sous-région, en s’engageant dans les projets intégrateurs. A la même occasion, les universitaires du pays, pour leurs parts, se sont prononcées en faveur d’un partenariat plus poussé. Avec seulement 3 milliards de dirhams d’échanges commerciaux, la sous-région Afrique centrale est une mine en friche pour le Maroc. Le fonds d’investissement royal «Al Mada» pourrait très bien s’épanouir dans les projets d’interconnexion ou dans les projets nationaux impactant mécaniquement au développement régional.

Relations bilatérales

Le Maroc a des relations diplomatiques avec l’ensemble des pays d’Afrique centrale. En effet, le Royaume compte des ambassades dans chacun de ces Etats. Avec le Rwanda, la visite du roi à Kigali en octobre 2016 a servi de cadre à la dynamisation de la coopération. Parmi les secteurs concernés, on peut évoquer la finance (acquisition par Attijariwafa Bank de 75% des parts de la banque rwandaise Cogebanque), les infrastructures (construction de 5.000 logements économiques pour 700 millions de dirhams), l’industrie pharmaceutique (construction d’une usine pharmaceutique d’ici 2019 pour la fabrication des antibiotiques bêta-lactamines), en agriculture (construction d’une usine des engrais par le géant marocain des phosphates Mostapha Terrab). Le Gabon jouit d’un accompagnement dans le tourisme, l’agriculture et l’agroalimentaire.

Au Congo, le cimentier Cimaf est en activité depuis mars 2014. La grande Commission mixte Royaume du Maroc-République de Guinée Equatoriale booste le partenariat économique avec une forte présence des entreprises marocaines au pays d’Obiang Nguema Mbazogo. En République Démocratique du Congo, les Casques bleus marocains continuent de jouer un rôle important dans les opérations de traque menées contre les rebelles. En Centrafrique, la situation sécuritaire reste très préoccupante, mais le pays en reconstruction bénéficie d’une assistance militaire et humanitaire marocaine importante. Pour Sao Tomé et Principe, le partenariat se précise, tandis qu’avec l’Angola de nouvelles pistes sont en étude.

En Afrique centrale, le Maroc compte aussi beaucoup d’alliés qui partagent sa vision et la soutiennent. Qu’il s’agisse de la réintégration à l’UA ou de la question du Sahara. Le Gabon et le Rwanda figurent au premier rang.

Zacharie Roger Mbarga

Maroc-Cameroun 

Un partenariat exemplaire à fort potentiel

Les deux pays coopèrent avec « excellence » dans des domaines divers et variés tels que la finance, les infrastructures, la sécurité, les télécommunications, l’éducation… Une relation extensible au regard de la demande.

Attijariwafa Bank, le porte étendard de la présence marocaine au Cameroun

Les relations diplomatiques entre Yaoundé et Rabat se sont nouées en 1963 ; et dès 1965, le Maroc installe une ambassade au Cameroun. Depuis, la coopération entre les deux pays n’a cessé de s’intensifier. Aujourd’hui, une demi-dizaine d’accords de coopération se rapportant aux petites et moyennes entreprises, à l’artisanat, au commerce, aux sports, à la formation et à l’enseignement lient le Cameroun et le Maroc. Cette coopération «excellente» se manifeste au niveau politique par les visites des hautes autorités des deux pays. Le président Paul Biya a par exemple assisté aux obsèques du Roi Hassan II en juillet 1999. En juin 2004, le Roi Mohammed IV a effectué une visite officielle de trois jours au Cameroun. Il y avait déjà séjourné en 2001 lors du sommet France-Afrique.

Investissements

Sur le plan économique, l’un des marqueurs éloquents de la présence marocaine au Cameroun demeure le groupe Attijariwafabank. Renommée en Société commerciale de Banque (SCB), la filiale camerounaise du groupe marocain s’est distinguée par son leadership sur le marché camerounais de la finance. En ayant assuré plusieurs fois le rôle de chef de file pour les emprunts obligataires de l’Etat du Cameroun. Il s’agit notamment d’un emprunt obligataire de 50 milliards de francs CFA en 2013 à la Douala Stock Exchange (DSX), puis un autre de 150 milliards de francs CFA lancé en 2014, toujours sur le même marché financier.

De l’avis des analystes, l’emprunt obligataire de 2013 avec des souscriptions d’un montant total de 80 milliards de francs CFA est un succès. Ce qui avait du reste amené l’État du Cameroun à demander au régulateur du marché financier local une sur-allocation des ressources initialement sollicitées. Une marque de confiance alors que le holding financier marocain n’a pas dix ans de présence au Cameroun. Aujourd’hui, la banque marocaine affirme détenir 12% du marché bancaire au Cameroun. Un nouvel arrivant est annoncé dans le secteur. La Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE), engagée dans le financement des infrastructures de la Can 2019, est en train de s’installer au Cameroun.

On assiste également à une déferlante des compagnies d’assurance marocaines au Cameroun, avec notamment RMA Watanya. Cette compagnie a annoncé, en mars 2014, le rachat des deux filiales camerounaises (Beneficial Life et Beneficial General Insurance) du groupe Ivoirien Belife Insurance. Wafa Assurance envisage l’implantation de greenfield au Cameroun. Dans le transport aérien, Royal Air Maroc est l’une des compagnies étrangères les plus prospères dans le ciel camerounais. Elle était par exemple le transporteur aérien officiel des Ecrans Noirs du cinéma de Yaoundé en cette année 2018.

Les couleurs du Royaume du Maroc sont également défendues dans le landernau économique du Cameroun par le groupe Addoha, qui avec sa filiale les Ciments d’Afrique (Cimaf), a mis un terme, depuis mars 2014, à 48 ans de monopole de Lafarge dans la production du ciment dans le pays. Dans la même veine, la Compagnie chérifienne de chocolaterie annonce la construction d’une usine dans la ville de Douala. Dans l’autre sens, le Maroc importe du bois, du cacao, du café, du coton ainsi que de la banane du Cameroun, qui est son 17ème fournisseur en Afrique subsaharienne.

Education

Destination universitaire de renommée mondiale, le Maroc offre par année au Cameroun 50 bourses d’études supérieures. Permettant à la jeunesse estudiantine camerounaise de se former dans les domaines pointus tels que : les sciences appliquées (commerce et gestion, architecture, arts et métiers, agronomie), la médecine générale (médecine dentaire ; pharmacie), les sciences de la vie (biologie-chimie-géologie), le droit, les sciences économiques et gestion, le tourisme.

En 2017, le chef de la mission diplomatique camerounaise au Maroc expliquait qu’il y a une forte communauté de près de 500 étudiants camerounais en formation au Maroc. Répartie comme suit : les étudiants boursiers de l’Etat et les étudiants qui arrivent à titre privé. Parmi ces étudiants, entre 150 à 180 sont boursiers du gouvernement marocain.

Le pays de Mohammed VI apporte également son soutien au Cameroun dans la lutte contre Boko Haram. Le Maroc œuvre et milite en effet pour un islam modéré et tolérant en Afrique. Le Maroc accueille, pour des formations en islam modéré, les imams de toute l’Afrique subsaharienne, dans l’un des plus grands centres dédiés du royaume.

Zacharie Roger Mbarga

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