Port de Douala : Près de 500 emplois menacés chez DIT

Le repreneur du terminal à conteneurs refuse de recruter l’ensemble du personnel de Douala International Terminal.

Dans un reportage télévisé diffusé le 17 septembre 2019 à l’antenne d’une télévision locale, Maurice Djoko, Conseiller Technique n°2 au Port autonome de Douala, par ailleurs président de la commission ad hoc d’attribution de la concession, affirme : « Nous avons pris langue avec Dit, pour nous concerter sur les modalités de transfert du personnel. L’objectif clairement affiché par le directeur général du Pad étant que tout soit mis en œuvre pour que ce personnel soit reversé au nouveau concessionnaire ». Cette volonté affichée du top management du Pad est remise en cause par le repreneur du terminal à conteneurs de Douala. En effet, TIL (Terminal investment limite), au cours d’une réunion organisée le 03 octobre à l’initiative du Ministre du travail et de la sécurité sociale du Cameroun dans ses services à Yaoundé, a fait dire qu’il ne souhaite pas recruter l’ensemble des effectifs de DIT. La réunion au ministère du travail et de la sécurité sociale rassemblait les délégués du personnel de DIT et le PAD.

La décision de TIL contraindra DIT à procéder au licenciement pour motif économique de l’ensemble de son personnel.

Cette non – reprise des contrats de travail des 440 employés de DIT est porteuse de conséquences fâcheuses pour le personnel, constitué à 99% de camerounais et de camerounaises. Il s’agit entre autres de : l’absence de perspective pour les collaborateurs de DIT et leurs familles ; la perte de l’ancienneté acquise chez DIT ; la menace d’une baisse nette du niveau de revenus ; la perte de divers avantages acquis (ex : primes de panier, primes de logement, prime de transport, etc.)

DIT, 440 emplois directs, 1360 indirects et 1 542 induits[1], avait politique de gestion des ressources humaine axée sur : la couverture maladie pour les employés directs et leurs ayants-droits et la mise à disposition via un centre médical qui assure les visites systématiques du personnel et les campagnes de santé ; la mise en place d’une retraite complémentaire payée par DIT à chacun de ses collaborateurs ; le paiement annuel d’une prime d’intéressement de 2% du résultat net au personnel de DIT ; un programme de formation continue du personnel à l’étranger avec une moyenne de 5000 heures de formation par an pour une cinquantaine de millions de FCFA ; la mise en place d’une cantine sur le terminal et la fourniture des repas gratuits pour tout le personnel ; et les paquets minimum pour les évènements spéciaux (rentrée scolaire, fêtes de fin d’année….)

Bobo Ousmanou 

[1] Etude Ernst & Young 2018

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