Pont sur la Cross river: à l’épreuve de la maintenance

L’inauguration effectuée le 3 novembre dernier, a fait apparaître à la Commission de la CEEAC représentée par Marie Thérèse Chantal Mfoula Ngakono épouse Edjomo, la nécessité de l’élaboration d’une stratégie pour en assurer la pérennité.

 

Le pont sur la Cross River est désormais fonctionnel. À la diligence des chefs d’État camerounais et nigérian. La CEEAC et la CEDEAO doivent notamment à Paul Biya et Muhammadu Buhari, leur détermination et la volonté politique affichées pour mettre à la disposition des deux sous-régions un ouvrage d’une telle importance stratégique. Leur engagement a suscité l’admiration des participants à la cérémonie d’inauguration le 3 novembre dernier. Il a également justifié le plaidoyer de la commissaire de la CEEAC à l’Aménagement du Territoire et aux Infrastructures. Marie Thérèse Chantal Mfoula Edjomo a entre autres relevé la nécessité de l’élaboration d’une stratégie de maintenance. «Afin notamment que les importants investissements si chèrement acquis  ne se détériorent», a insisté le représentante du président de la Commission de la CEEAC, Gilberto Da Piedade Verissimo. La responsable sous-régionale a été appuyée dans sa démarche par le représentant de la Commission de la CEDEAO.

Tous deux se sont associés au ministre d’État nigérian en charge des Affaires Étrangères Zubairu Dada et au ministre camerounais des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, représentant leurs Chefs d’États respectifs. Pour se «féliciter de l’avènement d’un ouvrage d’art qui désormais n’unit pas seulement le Cameroun et le Nigéria mais également deux Communautés économiques, la CEEAC et la CEDEAO», rapporte un communiqué de l’institution sous-régionale. Marie Thérèse Chantal Mfoula Edjomo a par ailleurs «magnifié la réalisation de ces ouvrages  et leur importance pour l’amélioration des conditions de vie des populations, la facilitation des échanges et la mobilité  des personnes à l’ère de l’opérationnalisation de la Zone de Libre-échange continentale africaine (Zlecaf)».

 

Composantes

L’ouvrage est également un réel motif de satisfaction pour les partenaires techniques et financiers. À l’instar de la Banque africaine de développement et l’Union européenne. «Le Projet d’un coût de 21 132 005 805 FCFA hors taxes, a en effet été financé par un prêt de la Bad octroyé aux deux pays. Il comporte également des travaux d’infrastructures sociales et économiques (Centres de santé, salles de classes hangars du marché d’Ekok, magasins de stockage entre autres…) d’un montant de 9 milliards FCFA, financés par un don de l’Union européenne en faveur du Cameroun».

Le communiqué de la Commission de la CEEAC rappelle aussi que «cet ouvrage est l’une des articulations du Programme de Facilitation des transports sur le corridor Bamenda-Mamfe- Ekok-Mfum Abakiliki Enugu long de 238 km. Conformément aux Accords signés, la CEDEAO assurait la supervision et la coordination du projet en collaboration avec la CEEAC. Les deux Communautés étaient assistées par un Comité Technique Mixte composé des Experts des deux pays». Le pont sur la Cross river se situe par ailleurs dans le prolongement du règlement pacifique du conflit frontalier de Bakassi. Une raison supplémentaire pour le garder en bon état.

Théodore Ayissi Ayissi

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