Le poids de l’économie numérique en Afrique centrale

Yaoundé accueille du 23 au 25 mai 2018 une conférence sous-régionale sur le développement de l’économie numérique pour les pays de l’Afrique centrale.

Organisée par l’Union internationale des Télécommunications (UIT), à travers son Bureau régional Afrique centrale installé à Yaoundé, et avec le soutien du Ministère camerounais des Postes et télécommunications, cette rencontre sous – régionale a pour thème: «Economie numérique en Afrique centrale, état des lieux et défis dans un monde globalisé».

Pour l’UIT, la rencontre se veut une plateforme de haut niveau visant l’amélioration, dans un monde globalisé, de la contribution de ce secteur au développement économique des pays ainsi qu’à l’intégration régionale. Elle évalue les politiques mises en œuvre et adresse les problématiques relatives au développement de l’économie numérique dans les pays de la région.

Dans tous les pays du monde, l’accès au numérique favorise une croissance du Produit intérieur brut. Les technologies numériques font évoluer l’économie et influencent le développement grâce à leur effet multiplicateur sur la création d’emplois, notamment pour les jeunes.

Valeurs
La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) relevait, dans son rapport 2017 sur l’économie de l’information, qu’en Afrique «la numérisation affecte tous les aspects de la production et du commerce, des plus grandes entreprises aux plus petits commerçants, mais risque de conduire à une augmentation des inégalités de revenus». Le commerce électronique connait assurément une forte expansion. L’utilisation du big data ou traitement des données à grande échelle, l’intelligence artificielle (IA) et l’impression en trois dimensions (3D) en constituent des exemples.

Dans plusieurs pays d’Afrique centrale, l’usage de technologies dans l’agriculture a déjà un impact sur l’augmentation de la productivité. C’est le cas des technologies fournissant de vastes séries de données sur les caractéristiques du sol. Celles-ci sont exploitées pour les besoins en engrais. Autre exemple, la multinationale américaine IBM utilise l’une de ses solutions d’intelligence artificielle, Watson, pour relever certains défis dans le domaine de l’agriculture.

Les défis sont toutefois grands pour permettre le développement des startups entre autres. On peut évoquer la faible connectivité, l’absence de véritables solutions de paiement ou la logistique commerciale défaillante, en plus des problèmes liés à la sécurité numérique et à l’absence de cadres juridiques adaptés.

ZRM

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