Planning familial : Le Cameroun souscrit à la liberté de choix

Le 13 novembre 2018 à Yaoundé, le gouvernement s’est dit favorable à l’émergence dans le pays, d’un nouveau cadre conceptuel pour la planification familiale volontaire, fondée sur les droits humains.

La représentante résidente de l’UNFPA au Cameroun

 

«Les parents ont le droit de déterminer librement et en toute responsabilité le nombre de leurs enfants et l’espacement des naissances». Émis depuis 1968, ce principe suscite un regain d’attention à l’échelle mondiale. Dans les pays en voie de développement comme le Cameroun, il crée un sentiment d’urgence en matière de compréhension et de définition des normes en matière de droits humains, et notamment en ce qui concerne leur intégration aux programmes de planification familiale.

En présentant ce 13 novembre 2018 à Yaoundé, le rapport intitulé «Le pouvoir du choix : les droits reproductifs et la transition démographique» sur l’état de la population mondiale en 2018, Siti Batoul Oussein invite les pouvoirs publics à la prise de conscience. «Si les normes relatives aux droits humains se réfèrent principalement aux administrations et à leurs obligations attenantes aux traités en la matière, elles constituent aussi d’importants outils ancrés dans les droits pour atteindre les objectifs et appliquer les normes de prestation de services de planification familiale», suggère la représentante résidente de l’UNFPA au Cameroun. Éclairée par l’Agenda 2030 des Nations unies pour le dévelop

pement durable, la Comorienne estime que c’est en favorisant les services de haute qualité et l’utilisation des ressources (financières, humaines ou techniques) nécessaires à ces prestations, que les décideurs politiques jouent un rôle essentiel dans le suivi et l’évaluation des politiques et des pratiques contraceptives.

Implication
Dans le cadre de sa mission dans le domaine de la planification, de coordination des études et du suivi des questions de population, le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), est l’institution gouvernementale la plus concernée. Normal que Paul Tasong, le Minepat délégué, axe son propos sur l’importance que revêt la planification familiale, en conformité avec le thème de la journée mondiale de cette année : «La planification familiale fait partie des droits de l’homme». «Les couples ont le droit de choisir à quelle fréquence embrasser la parentalité ou même d’y renoncer. Bref, chaque individu a le droit de déterminer la direction et la portée de son avenir dans ce sens… Et pour cela, le Cameroun veille à ce que les produits et services de planification familiale soient accessibles à tous», lance-t-il.

En rappel, le fondement de la planification familiale volontaire et axée sur les droits humains a été posé lors de la conférence internationale de 1968 sur les droits de l’homme. Il a été réaffirmé lors de trois conférences internationales, tenues par la suite, sur le thème de la population, respectivement à Bucarest en 1974, à Mexico en 1984, et au Caire en 1994.

Jean-René Meva’a Amougou

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