Un plan communautaire pour relancer l’économie en zone Cemac

La Cellule de suivi du Programme des réformes économiques et financières en zone Cemac (Pref-Cemac) s’est réunie le 22 juillet dernier par visioconférence.

 

C’était dans la perspective d’envisager les voies et moyens de relancer les économies de la sous-région Afrique centrale en proie à une crise sanitaire. Au cours de la 11ème session ordinaire tenue mercredi dernier, plusieurs pistes ont alors été explorées. Mais c’est finalement le Plan communautaire de relance 2021-2024 qui a été identifié et retenu comme le principal levier à actionner pour parvenir au résultat escompté.

En réalité, l’option prise par la Cellule de suivi du Pref-Cemac repose sur une simple constatation. Pour cette instance communautaire comme pour plusieurs observateurs, «la situation en Afrique centrale est marquée par une baisse des recettes budgétaires, une baisse des financements extérieurs, une perturbation des échanges intracommunautaires, une fragilisation de la stabilité externe et financière, un risque de montée des tensions inflationnistes, des pertes d’emploi, la baisse de la consommation privée et la paupérisation». Le Plan communautaire de relance 2021-2024 apparaît dès lors comme une réponse nécessaire et permettant de minimiser les effets de la pandémie de Covid-19 sur les économies de la sous-région. 

À travers le plan triennal ainsi adopté, la Cellule de suivi du Pref-Cemac entend de façon concrète «augmenter les crédits affectés aux dépenses sanitaires en vue du renforcement des moyens de lutte contre le Covid-19, réallouer les fonds affectés aux dépenses non prioritaires vers le renforcement du système de santé, mobiliser des institutions financières sous-régionales en vue de l’accroissement des ressources budgétaires des États, et soutenir les entreprises», a fait savoir Antoine Ngakeni, le président de la Cellule.

Sous l’impulsion du responsable communautaire, l’instance sous-régionale dédiée au suivi du programme des réformes en zone Cemac a en outre pris des engagements. Il s’agira alors pour la Cellule de suivi de veiller à «l’accélération des réformes structurelles pour une croissance durable, soutenable et plus inclusive, à la transformation locale des ressources naturelles, au parachèvement de l’intégration régionale et à la construction d’un véritable marché commun, entre autres pistes », ont indiqué certains participants aux travaux.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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